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1月24日 La candidature de José BovéOn ne peut surement pas reprocher cela aux media. Pour en parler, ils en parlet, des candidats de la gauche anti-libérale ! Besancenot, Buffet, Bové, et même Laguiller, ils ont tous droit à leur page au JT.
Malheureusement, il manque certaines choses, comme par exemple leurs idées. Elle ne sont étrangement jamais expliquées (ou au moins répétées) dans les media.
Le rassemblement anti-libéral, parti sur des bases on ne peut plus démocratiques et opposées au système (accent mis sur le programme et non surle candidat, refus d'entrer dans le "jeu médiatique") , s'est apparement fourvoyé dans ses péchés habituels : divisions, personnalisation de la campagne, ostracisme idéologique.
Vous avez surement remarqué que José Bové pensait se représenter. Est-ce vraiment utile ? Faut-il encore une autre candidature de la gauche radicale ? Vous allez me dire "une de plus ou de moins, qu'est ce que ça change ?". Vous n'avez peut-être pas tort. Toujours est-il que Jean Ferrat, lorsqu'il a soutenu la candidature de Bové, a précisé que ça n'était valable que si Buffet et Besancenot se retiraient. C'est surement aussi l'avis de nombre des signataires de la pétition pour la candidature unitaire de José Bové (le terme fait en effet sourire).
Ce qui est le plus exaspérant, ce n'est pas la dispersion qui a lieu, comme à chaque "déchéance présidentielle", mais la réaction "sectaire", pour ne pas dire "staliennienne", que l'on peut lire sur certains sites de gôche. "Marie-Georges est la seule candidate unitaire, c'est inadmissible de soutenir quelqu'un d'autre !" ou autres insultes personnelles à de grands artistes.
La solution que j'estime la plus judicieuse serait qu'ils commencent par s'entendre sur un programme commun, puis de tirer le candidat au sort. Oui, au sort ! Le droit au logement opposable (+immigration et racisme)Après le Pacte Écologique, c'est la nouvelle lubie des candidats à la déchéance présidentielle. Le droit au logement opposable !
En gros, cela signifie qu'un SDF pourra attaquer l'État en justice si celui-ci se trouve en défaut de lui fournir un logement. Cela vous paraît réaliste ? Aujourd'hui, attaque-t'on en justice souvent l'état ou ses représentants (comme les forces de l'ordre) ? Non ? Pourquoi ?
Parce que peu de juges regarderaient ces accusations comme pouvant aboutir. Le plus souvent, on vour rira au nez, et pas toujours au sens figuré.
L'État est au-dessus des loisparce qu'il est sensé nous représenter. Mais nous représente-t'il vraiment ? Nos représentants sont-ils sincères ? Sur le droit au logement, Nicoles Sarkozy nous promet que plus personne n'aura à loger dans la rue d'ici à deux ans, s'il est élu. Rappellons-nous qu'il est ministre depuis plusieurs années, et que sa bonne ville de Neuilly est très en dessous des quotas de logements sociaux !
Mais peut-être a-t'il d'autres intentions : il veut offir un toit aux immigrés sans-abris. Puis une carlingue. Puis, on s'en fiche, ce n'est plus chez nous.
Comment un homme peut-il se déclarer humaniste, et citer des hommes comme Jaurès, tout en affichant son intention d'expulser 25 000 étrangers par an ?!? Il ne manquerait plus qu'il aille fleurir la tombe de l'abbé Pierre en se prétendant son plus grand (!) adminrateur ! Comment peut-il croire que "les français" se laisseront berner par cet évident double discours ?
Tout simplement parce que "les français" n'ont rien à faire de leur prochain. "Le français" est assis tranquillement devant sa télévision, ou dans sa voiture et ses embouteillages parisiens en vitupérant les fainéants de la SNCF qui l'empêchent de prendre le train, et qui sourit à tous ses voisins du moment que ceux-ci n'ont pas la peau trop foncée... 1月23日 Chirac pleure, Sarkozy ritAujourd'jui, l'abbé Pierre est mort. Il aura passé sa vie à lutter pour que les pauvres ("les plus démunis", dans la langue de bois des media et de la politique) aient une vie décente.
Jacques Chirac nous a agréablement surpris en annonçant une journée d'hommage à l'abbé Pierre vendredi prochain. Mais celui-ci doit se retourner dans sa tombe : sa mort n'a pas empêché des expulsions le jour même. 200 roumains se sont retrouvés dehors dans le froid. Il faut en effet savoir qu'à l'heure où les politicieux rivalisent de démagogie en parlant de droit au logement, aucune loi n'existe pour empêcher de jeter des gens dans la rue où ils sont en danger de mort à cause de la température négative.
La région Île-de-France n'a pas daigné trouver de places pour les reloger. Peut-être faudrait-il lorgner vers les villes de cette région ne respectant pas les quotas de logements sociaux, et dont les anciens responsables (coupables ?) nous disent aujourd'hui que dans deux ans, plus personne ne sera obligé de dormir dehors !
"ILS ONT OSÉ EXPULSER LES ROUMAINS DE PALAISEAU LE JOUR DE LA MORT DE L’ABBÉ PIERRE Les autorités de Palaiseau viennent de mettre leurs menaces à exécution : ils ont osé expulser 200 roumains, femmes, enfants, personnes âgées, le jour de la mort de l’Abbé Pierre, symbole de la résistance des mal-logés, le jour où le froid s’installe, où la Roumanie intègre l’Union Européenne et où une loi va être voté pour le droit au logement opposable après la récente mobilisation des mal-logés. Le collectif de soutien des familles roumaines de Palaiseau et les élus n’ont eu de cesse d’attirer l’attention du sous-préfet et du Maire de Palaiseau sur la gravité de la situation et sur l’urgence d’organiser une table ronde départementale pour reloger durablement les familles et éradiquer les bidonvilles. Pourtant notre région Île-de-France a les moyens d’aider à trouver des solutions justes. Il y a vraiment assez de ce mépris et de cette manière de traiter les gens. Les familles roumaines méritent le respect. Il faut que la duplicité cesse." Extrait de la déclaration de Tarek BEN HIBA , Conseiller régionale Alternative Citoyenne Île-de-France 1月19日 Paris is no more magicParis, ville intellectuelle. Paris, ville lumière.
Paris, ville rebelle, insoumise.
Lors de la Renaissance, la France était un haut lieu de l'art et du savoir. Paris en était le centre.
Aristes, savants, tous s'y retrouvaient. Ils étaient là lors de la Révolution Française, ils étaient là lors de la Commune.
Thiers n'avait pas réussi à assassiner l'âme de Paris comme il avait assassiné ses habitants.
Après la seconde guerre mondiale, au moment même où tombe la vérité soviétique se dévoile, à Prague et à Budapest, l'espoir ne tombe pas dans le monde occidental. Mai 68 en France, Woodstock aux états-unis, sont les "ancètres" de nos mouvements sociaux altermondialistes. Paris vit une de ses dernières heures de gloire. Les étudiants enflamment le quartier latin.
Aujourd'hui, qu'est-il advenu de Paris ? Cette ville autrefois prisée par les artistes, les milieux bohème et les théoriciens en exil ne l'est plus.
Que s'est-il passé ? Aucun gouvernement n'aura décidé de "nettoyer" Paris (poètes, vos papiers !), aucune éxécution en masse n'aura été perpetrée. Alors, pourquoi Paris est-elle devenue une gigantesque "cité dortoir de bobos" ?
Le responsable, c'est le marché immobilier. Aujourd'hui, un appartement sur Paris, que les étudiants louaient déjà difficilement il y a vingt ans, est absolument hors de prix, même pour des habitants exerçant une activitée rémunérée. Le résultat de cette flambée des prix est une multiplication à l'intérieur de la ville Lumière des magasins de luxe, des hôtels avec beaucoup d'étoiles, d'établissement touristiques et bancaires en tout genre (dont beaucoup de bâtiments innocupés), et enfin "d'appartements" de plus en plus grands appartenant à des ministres ou des PDG. Le "peuple", c'est à dire le parisien pas très fortuné, s'en est allé. Après avoir été bouté dans les HBM des fortif' de la Zone, il s'exile vers la proche banlieue.
Paris a perdu son statut de ville intellectuelle, de ville vivante. Les seuls symboles de la ville Lumière sont maintenant la tour Eiffel et le PSG.
Paris is no more magic. 1月18日 Le lien entre Sarkozy et Pétain ?Quel lien peut-il bien y avoir entre Sarkozy et Pétain ? L'actuel ministre de l'Intérieur ne se réclame pourtant pas du Vichisme !
Alors pourquoi des personnes comment Emmanuel Terray font-elles des comparaisons de ce genre ?
Parce qu'il y a des comparaisons à faire !
Les rafles à la sortie des universités :
A l'université de Toulouse 2 (Mirail), les forces de police sont déployées à la sortie de l'université tous les soirs après 16h. Un dispositif important, qui effectue des contrôle d'identité uniquement au faciès, et une présence policière à l'entrée des bouches de métro, tout cela dans le but de rafler le plus possible d'étudiants sans-papiers.
Le message clairement adressé aux étudiants sans-papiers : Si vous continuez à venir en cours, on vous raflera, et on vous explusera !
Voilà les rafles à la sauce Sarkozy :
Des victimes faibles (sans-papiers) dont le reste de la population n'a que faire, comme les juifs pendant la secondes guerre mondiale. Des rafles en grande quantité, pour plaire, non pas à un occupant nazi, mais à un électorat un peu xénophobe sur les bords. Les étudiants sans-papiers ne sont qu'une étape de plus. Mais si je vois un parallèle avec Vichy, ce n'est sans doute qu'une illusion...
Un discours dédramatisant :
"Nous, on ne les extermine pas, quand même !".
Alors que s'est-il passé en Égypte en Décembre 2005, où la police a éxécuté des dizaines d'immigrants soudanais ? Que s'est-il passé au Maroc quand la police a abbatu comme des lapins les immigrés d'Afrique Subsaharienne tentant d'entre dans l'enceinte espagnoles de Ceuta ? Que se passe-t'il encore aujourd'hui quand on reconduit ces même immigrés à la frontière, et que celle-ci se trouve, malheureusement, en plein désert ? L'union européenne les a félicité pour leur fermeté, et a augmenté les subventions anti-immigrations !
Ces immigrants sans-papiers, dont le seul crime est de vouloir vivre une vie meilleure, méritent-ils la mort ? Ceux qu'on renvoie là-bas et qui tenteront de revenir seront-ils considérés comme "avertis", et abbatus à vue ?
Décidément, je n'ai aucun mal à croire que M.Sarkozy prône une politique de rupture ... mais c'est plutôt un bond 65 ans en arrière ! 1月14日 La quatrième guerre mondiale a commencé, par le sous-commandant MarcosAnalyse originale et géostratégique de la nouvelle donne internationale, ce texte du sous-commandant Marcos est extrèmement intéressant : http://www.monde-diplomatique.fr/1997/08/MARCOS/8976 Précision : la troisième guerre mondiale est la guerre froide ! 1月10日 La répression fasciste continue à OaxacaOaxaca 7 janvier l’appo lance un appel au secours au monde et a la terre
7 Janvier 2007 Davantage d’attaques fascistes a Oaxaca 11H32. Pendant que le gouverneur parle de paix et de réconciliation, a Oaxaca les hordes fascistes continuent la répression contre les membres de la APPO. Il y a quelques minutes et dans des conditions inconnues, a été détenu le companero Jorge Reyes, militant de Nouvelle Gauche Oaxaquénienne, organisation incorporée à l’Assemblée Populaire des Peuples de Oaxaca. Devant les terribles tortures dont ont souffert les prisonniers politiques par la police fédérale et étatique, nous appelons les observateurs des droits de l’homme nationaux et internationaux pour qu’ils soient alertés de ce qui se passe à l’intérieur des mazmorras. Nous savons bien que le Tribunal Général de Justice de l’Etat a utilisé la loi de manière factieuse et qu’elle prétend accuser les membres de l’APPO de délits qu’ils n’ont jamais commis. Jorge Reyes est militant d’une des organisations les plus frappées par l’administration que dirige l’assassin Ulises Ruiz, il pretend donc la faire disparaître comme vengeance politique devant sa ferme participation au mouvement de lutte. 12H25 . Nous recevons l’information de recherches à domicile d’activistes de l’APPO. Il est évident que devant l’énorme soutien de la population aux activités de l’APPO, le gouvernement fascite prépare une nouvelle attaque. ALERTE AUX PEUPLES DU MONDE. ALERTE : NOUS REQUÉRONS VOTRE SOLIDARITÉ. Bistanclaque : ConsommeDu centre-ville au quartiers, Des campagnes aux bourgades, L'idée du bien habillé fait son travail : embrigade. On ne porte que de la marque Qu'on arbore fièrement, On croit même qu'on se démarque Alors qu'on vit conformément Au modèle d'une vie sans Autre chose que du futile, Qui engraisse les puissants, Ceux qui imposent leur style. Qu'est-ce que l'on peut bien prouver En Levi's ou en Lacoste ? Moi j'arpente le pavé, Avec un pull La Poste. Ca donne de quoi discuter, Plutôt que de parler du ciel, Une voie, une facilité Face au vide existentiel. Bonjour moi c'est Calvin Klein, Enchanté, moi c'est Champion, Et à part ça tout va bien, On est tous les mêmes pions. Certains pions n'ont pas d'argent, Pour faire comme les vrais bourgeois Accéder au bonheur marchand, Qui procure tant de joie. Ils se servent directement Et les vitrines explosent. C'est plus drôle assurément Mais c'est quand même Le respect de la clause Qui dirige la population, Dans des ambitions faussées, La plonge dans l'obsession De ne jamais être dépassée. Sacro-sainte nouveauté Que la religion des marchands Doit sans cesse réinventer Pour que l'on ne devienne pas méchant. Pour qu'il n'y ait que la mode Comme facteur d'identité, Que tous nos gestes, tous nos codes À ce que l'on possède soit limité. C'est une pieuse mission, Acheter doit devenir un réflexe, Ou alors c'est l'exclusion, Tu seras mis à l'index. Refrain : Nous ne sommes que la somme De tout ce que l'on consomme, Écoute donc, on te somme De faire le grand somme, Ils font de la comm' et du gros son, Tout pour que tu consommes, Si t'es un homme, si t'es un homme Si t'es un homme, consomme ! (bis) Puis tu consommes différement Quand tu deviens adulte, mature, Ce ne sont plus les nouveaux vêtements, Mais la nouvelle voiture, Il te faut te renouveller, Renouveller ta pâture, Car ta personnalité Se trouve dans l'armature De ton signe de pouvoir Aux quatre jantes chromées, De ton bel objet de foire, Que jalouseront les paumés. A force de consommer, De consommer frénétiquement, On finit par transformer Jusqu'à l'amour les sentiments, Si quand tu me parles tu m'ennuies, Je te zappe avec mon portable, Mes amis sont des produits, Et dépendent de mes humeurs instables, On consomme du relationnel, Chaque bonheur est biaisé, Même les plaisirs charnels Doivent être rentabilisés. Il est là l'homme nouveau, L'homme unidimensionnel, Qui se sert de son cerveau, Comme du dernier logiciel. Qui a pour seul ambition De posséder du bien matériel, Seul facteur d'intégration Au mode de vie officiel. L'homme du troisième millénaire Sera le consommateur Frustré, envieux, actionnaire Un CON un SOT un MATEUR ! Refrain (4 fois) 1月9日 160 000 euros160 000 euros. C'est ce qu'a couté l'expulsion de la famille Raba est finalement ce jeudi 7 décembre, pour le Kosovo. Ils avaient du fuir leur pays par peur des représailles d'extrémistes kosovars, car ils n'évaient pas voulu participer aux représailles contre les serbes restants au Kosovo. 160 000 pour 7 personnes, cela revient à 22 850 euros par personne. Pour 25 000 explusions par an : un demi-milliard de francs, que vous utilisez annuellement pour de telles oeuvres, qui n'auraient pas fait rougir Laval.
Revenons aux Raba. Arrivés en France clandestinement, leur demande d'asile a été refusée. Après cinq ans pendant lesquels les 5 enfants de la famille ont été scolarisés en France. En juin dernier, la famille Raba a tenté d'obtenir une régularisation dans le cadre de la circulaire Sarkozy, prévue pour les parents d'enfants scolarisés. Sans résultat. Le 16 novembre, la famille est arrêtée à son domicile, après un départ avorté le 2 décembre et malgré la forte mobilisation autour de leur cas.
Qu'ont-ils pu emmener au Kosovo, pour s'y refaire une vie ? 150 euros.
M. Sarkozy, si un jour on vous expulsait de france, étant donné que vous êtes fils d'imigré, j'espère qu'on ne vous laissera pas emporter plus, et que vous devrez dormir sous les ponts.
Source : http://www.pbase.com/christophequirion/famille_raba et RESF
Heureusement, des messages de soutien sont envoyés tous les jours, et beaucoup de français de préocuppent de leur sort.
Mais s'il leur arrivait quelque chose, monsieur le ministre de l'intérieur, à eux comme à n'importe laquelle des 25 000 personnes que vous prétendez vouloir faire expluser chaque année, vous en seriez personellement responsable. Personne ne l'oubliera. Les Fatals Picards - Sauvons VivendiLa salle se vide, on vient de cloturer. Encore dix points de perdus, les p'tits porteurs font chier. L'économie pourrit, y a des rendements de fientes. Un jour le caca sort, un jour le CAC40 C'est moche de voir comme ça fout le camp les technologiques. Et les cotations des plus grands j'parle même pas d'Vivendi. Mais merde c'est trop horrible, dans quel monde on vit, dans quel monde on vit! Que deviendrons nos enfants si on vire des mecs comme Messier aujourd'hui. Tous ensemble, sauvons Vivendi! J2M pour nous, c'est pas fini! c'est pas fini! (x2) Les retraités américains nous mettent la pression. Doit on les laisser sans soutient, Georges, non! Toi qui a un travail, pense à ceux qui n'en ont pas. Nous, on a que la spéculation pour boucler les fins de mois. Et c'est pas facile des fois! C'est moche de voir le World Trade Center. Et que le seul communiste sans livret A me jette la première pierre! Tous ensemble, sauvons Vivendi! J2M pour nous, c'est pas fini! c'est pas fini! (x2) Tu crois pas qu'on en a plein le cul de voir les bourses se vider. Il faut une vraie réforme sociale qui exonère les bénéfices boursiers. On a un gouvernement de droite oui ou merde? Tu vas me dire que derrière chaque entreprise il y a des hommes qui travaillent Mais enfin! Qu'ils se sortent les doigts du cul! Il faut qu'ils soient plus rentables! Arrêtez avec vot' putain de mentalité d'employé! Vous ne pensez qu'à vous et pas à vos actionnaires! Vous me dégoutez! Tous ensemble, sauvons Vivendi! J2M pour nous, c'est pas fini! c'est pas fini!… Quoi toi?! salopard! Ouais on est dans une crise à la japonaise et ça je peux pas le saquer. Quoi 500000 licenciements en Lorraine? Oh c'est bon, y a pas marqué Zola! Evidemment quand on est caissière on a pas de stock-options. Allez, les pauvres, on chante ! Nos ballons de foot y sont fait par des indiens de 8 ans! Quoi on va pas prendre un mec qui fait polytechnique pour nous les gonfler! Quoi 50 morts dans l'incendie de l'usine de baskets des Philippines? Ça leur fera les pieds! Un peu d'humour! Ça nous fait pas de mal! Quoi t'en veux une? Tu me laisses terminer, t'en prends deux. Tu crois que tu me coutes pas cher en charges sociales? Blaireau va! Tu sais combien ça me coute l'URSSAF? Employé de mes deux va! 1月8日 Jean Ferrat - Nuit et BrouillardVoici une belle chanson de Jean Ferrat pour ne pas oublier le sort des déportés, surtout juifs mais pas seulement, de la seconde guerre mondiale :
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre Ils ne devaient jamais plus revoir un été La fuite monotone et sans hâte du temps Survivre encore un jour, une heure, obstinément Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge Les veines de leurs bras soient devenues si bleues Les Allemands guettaient du haut des miradors La lune se taisait comme vous vous taisiez En regardant au loin, en regardant dehors Votre chair était tendre à leurs chiens policiers On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ? L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été Je twisterais les mots s'il fallait les twister Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent 1月6日 1942-2006 : réflexions sur un parallèle contesté (Emmanuel Terray)Voici un article intéressant, analysant les similitudes qu'il existe entre les méthodes actuelles du ministère de l'Intérieur et celles du gouvernement de Vichy : opérations coups de poing dans les quartiers habités par les migrants, contrôles au faciès, interpellation des enfants dans les écoles, convocations-pièges aux guichets des préfectures.
Je n'en dit par plus, tout est dans l'article, que vous pouvez retrouver sur http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_article=2159
(Mais comme vous êtes des flemmards, je vous ai fait un copier-coller) :
"La répression de l’immigration illégale telle qu’elle est conduite par le Ministre de l’Intérieur et les divers procédés qu’elle met en oeuvre -opérations « coup de poing » dans les quartiers habités par les migrants, contrôles au faciès, interpellation des enfants dans les écoles, convocations-pièges au guichet des préfectures- évoquent inévitablement, aux yeux de certains de nos concitoyens, les années noires de 1940-1944 et le sombre souvenir des persécutions antisémites.
Bien entendu, sitôt que ce parallèle est explicitement énoncé, les protestations fusent pour souligner son caractère incongru. Les deux situations n’auraient, assure-t-on, rien de comparable, et leur seul rapprochement serait une insulte à la mémoire des victimes de l’extermination.
Voire... Assurément, il existe entre les deux épisodes des différences considérables, et il serait absurde de les nier. Cependant, sitôt qu’on cherche à les cerner de façon précise, il apparaît qu’elles tiennent presque exclusivement au rôle des occupants allemands : terriblement présents et actifs en 1942, ils ont -fort heureusement- disparu en 2006. En revanche, si l’on considère le comportement des autorités françaises, les similitudes sont manifestes. En premier lieu, la présence de certaines personnes sur notre sol est constituée en « problème », et tous les esprits « raisonnables » s’accordent pour estimer que ce problème exige une solution. En 1940, une large fraction de l’opinion, débordant de très loin les frontières de l’extrême-droite, reconnaissait la réalité d’une « question juive » en France, même si des divergences profondes existaient quant aux réponses à lui apporter. De même, de la droite à la gauche, nos dirigeants proclament d’une même voix que l’immigration illégale met en péril nos équilibres sociaux et notre identité, et qu’il faut donc la refouler, les désaccords ne portant que sur la méthode. En second lieu, les solutions envisagées passent toutes par l’expulsion partielle ou totale des personnes jugées indésirables. En 1942, cette expulsion prend la forme d’une livraison aux autorités occupantes. En 2006, les intéressés sont renvoyés dans des pays dont certains sont soumis à des dictatures impitoyables, dont d’autres sont ravagés par la guerre civile, dont tous sont marqués par le sous-développement, le sous-emploi et la pauvreté. Bien entendu, le résultat final est infiniment moins tragique aujourd’hui qu’hier, mais ce qui est caractéristique, c’est que, dans les deux cas, l’administration française se désintéresse entièrement de ce résultat : littéralement, ce n’est plus son affaire. On a soutenu qu’en 1942 les autorités françaises ignoraient le sort réservé aux Juifs par les nazis : peut-être, mais leur ignorance même était le résultat d’une décision réfléchie : elles ne voulaient pas le savoir. Il en est exactement de même aujourd’hui : ce qui compte pour le gouvernement, c’est de se débarrasser des hommes, des femmes et des enfants concernés ; sitôt la frontière franchie, il ne s’estime plus responsable de rien et les abandonne à leur destin en toute indifférence. Pour expulser les gens, il faut d’abord s’assurer de leur personne. Nous retrouvons ici la gamme des procédés que j’évoquais en commençant. C’est que dans ce domaine les analogies résultent de la nature des choses ; la chasse à l’homme, surtout lorsqu’elle est assortie d’objectifs chiffrés, implique l’utilisation d’un certain nombre de techniques : rafles, convocations-pièges, interpellation des enfants dans les écoles, internement administratif. Quelles que soient les populations ciblées, le recours à ces techniques est inéluctable dès lors qu’on prétend à l’efficacité. Il faut d’ailleurs admettre que, sur ce point, le Ministre de l’Intérieur n’a guère innové par rapport à ses prédécesseurs de l’époque de Vichy et de la guerre d’Algérie et la police française n’a eu qu’à puiser dans ses archives pour retrouver les bonnes vieilles méthodes. En quatrième lieu, la mise en oeuvre de la répression et les dérives qui l’accompagnent suscitent inévitablement des protestations de caractère moral ou humanitaire. Face à ces protestations, la riposte des responsables est la même, en 2006 comme en 1942, et elle est double : d’un côté, les autorités, nous disent-elles, ne font qu’appliquer la loi, et les protestataires s’entendent reprocher leur incivisme. Par ailleurs, pour désarmer les oppositions, les autorités introduisent des distinctions à l’intérieur de la population frappée par la répression. En 1942, le gouvernement de Vichy déclarait séparer le cas des Juifs français, dont il prétendait vouloir sauver au moins la vie, de celui des Juifs étrangers, livrés pieds et poings liés à l’occupant. De même aujourd’hui, Maître Arno Klarsfeld, l’ineffable médiateur promu par le Ministre de l’Intérieur, insiste sur l’opportunité d’opérer un tri, une sélection, entre les familles qui ont des attaches avec la France et celles qui n’en ont pas, l’expulsion de ces dernières n’appelant aucune objection de sa part. Entre 1942 et 2006, les éléments de continuité sont donc nombreux, et il est d’autant plus légitime de les mettre en évidence que, comme les historiens l’ont aujourd’hui démontré, la politique anti-juive du gouvernement de Vichy ne lui a nullement été dictée ni imposée par l’occupant, même si elle comblait ses voeux. C’est d’eux-mêmes et spontanément que le gouvernement, l’administration et la police de Vichy ont offert et apporté leur concours aux autorités allemandes, notamment sous le prétexte proclamé de préserver la souveraineté de l’Etat sur le territoire national : ils ne sauraient donc excuser leur conduite au nom de la contrainte ou de la « force majeure ». La comparaison est donc légitime avec la politique présente, dont l’origine « française » n’est pas discutée. Si les événements suivent leur cours actuel, il est vraisemblable que les analogies iront jusqu’à leur terme et que, dans trente ou quarante ans, des cérémonies de repentance seront organisées pour déplorer et désavouer la politique d’immigration pratiquée actuellement. Plutôt que d’attendre un tel dénouement, ne serait-il pas préférable de renforcer dès aujourd’hui la résistance à cette politique, en attendant d’y mettre fin dès que l’évolution de l’opinion le permettra ? Emmanuel Terray 1月4日 La répression continue à OaxacaVoici l'article du monde parlant d'une ressortissante française témoin des arrestations arbitraires, des mauvais traitements infligés par les geoliers de la force publique masqués, et des condamnations sur de faux prétextes dont sont victimes les nombreux militants d'Oaxaca, maintenant que les autorités ont repris le contrôle de la ville :
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arah Ilitch se souvient de tout, du moindre détail de cette pièce sinistre aux murs vides, mangée par la poussière. De ces cinq policiers mexicains du commissariat d'Oaxaca debout, face à elle, les visages masqués par des cagoules. De cette femme surtout, la seule de cet escadron anonyme, qui n'en finit pas de lui crier les mêmes questions, les poings levés en signe de menace.
Sarah Ilitch est aujourd'hui en France, raccompagnée, voilà plus de trois semaines, par deux agents des services de la migration mexicaine à bord d'un avion d'Aeromexico. Expulsée comme une étrangère en situation irrégulière. Etudiante en droit et originaire de Nice, elle dit n'avoir jamais été militante, être partie au Mexique en septembre 2006 dans l'idée de parcourir le pays, avec la simple intention de passer voir un ami espagnol installé à Oaxaca. Elle n'a alors, insiste-t-elle, aucune notion de la crise sociale et politique qui secoue la région. La jeune femme découvre une ville en état de siège, occupée depuis juin 2006 par des grévistes organisés en Assemblée populaire du peuple d'Oaxaca (APPO). Ils luttent pour obtenir la démission du gouverneur Ulises Ruiz, "le tyran". Sarah croise des étudiants venus d'Europe et d'Amérique du Nord. "Pas toujours des militants, souvent des anarchistes", glisse-t-elle. Elle se prend au jeu, embrasse le mouvement, "forcément". Au mois de novembre, elle se trouve au milieu des affrontements avec les forces fédérales. Elle aide les manifestants, apporte de l'eau, du vinaigre et du Coca Cola pour atténuer les effets des lacrymogènes. Le 25 novembre, les forces fédérales parviennent à reprendre le centre-ville. C'est là, dans les jours qui ont suivi, qu'une patrouille de la police coffre Sarah et deux amis mexicains. Au lendemain de l'interrogatoire, un agent l'accuse d'avoir incendié une moto des forces de l'ordre lors de son arrestation. Son sac à dos est posé au milieu de la salle avec, bien en évidence, deux lance-pierres qui ne lui appartiennent pas. Le policier lui tend une feuille blanche, l'intime de signer si elle veut sortir. Sarah s'exécute. Trois jours plus tard, elle se retrouve dans l'avion, un vol direct pour Paris. Depuis, elle a appris que la plupart de ses amis se cachent à Mexico. Tous, dit-elle, sont touchés par une vague de répression qui a suivi l'évacuation d'Oaxaca. Il y a deux jours, la jeune femme a reçu un courrier des services de la migration de Mexico indiquant qu'elle était interdite de territoire pour une durée de cinq ans pour "activités illicites". Nicolas Bourcier" |
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