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7月19日 Ingrid Bétancourt : martyre malgré elleIngrid Bétancourt est une martyre malgré elle. Femme politique franco-colombienne, et fille d'un ambassadeur de l'UNESCO, elle a fait ses études à l'Institut d'études politiques de Paris, où elle se lia d'amitié avec le futur premier ministre de la république française, Dominique de Villepin.
A l'aube des élections des élections présidentielles colombiennes, en 2002, pour lesquelles Ingrid Bétancourt était candidate, arriva l'évènement qui la rendit célèbre en France ; son enlèvement. Prévenue à maintes reprises du danger qu'elle courait, elle prit la route, pour rejoindre une commune dont le maire appartient à son parti, et alors visitée par le président de la république colombienne. En effet, il lui avait été refusé par les autorités d'utiliser les moyens de transports aériens mis à disposition pour le chef de l'état.
Or, et c'est pour cela qu'elle reçu beaucoup d'avertissements de la part des militaires sur les dangers qu'elle courait, la route était le théâtre de barrages et de contrôles des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie). N'était-elle pas consciente du risque qu'elle courait, a-t'elle emprunter cette route pour protester contre le refus des autorités de la transporter par voie aérienne ?
Toujours est-il que, quand les FARC, après plusieurs contrôles lors de barrage, la reconnaissent et prennent la décision de l'enlever.
Le traitement médiatique : Les médias français, et les hommes politiques français n'ont aucun respect pour Ingrid Bétancourt et sa famille. Ils utilisent cette affaire pour, respectivement, faire de l'audiance facilement, ou pour prouver leur détermination et leur volonté de lutter contre le terrorisme. Mais notre président de la république, après tout le foin qu'il a fait pour annoncer partout à la télévision qu'il allait tout faire pour faire libérer Ingrid Bétancourt, a-t'il fait quoi que ce soit ?
Bien évidement, cela n'a servi à rien, bien au contraire ! Les autorités colombiennes ont même protesté contre sa façon de procéder, car cela donne ENCORE PLUS de valeur à cet otage. Et toute intervention militaire est bien sur exclue, les FARC étant prévenues de la volonté des autorités de récupérer cet otage en particulier.
Bref, non seulement Nicolas Sarkozy n'a rien fait pour permettre la libération d'Ingrid Bétancourt, mais il a encore reculé la date de sa future libération, en espérant qu'elle sera libérée.
Les media, quand à eux, jouent un jeu inique en relayant le message présidentiel et dans leur traitement du suivi qu'ils donnent à cette affaire.
La propre famille d'Ingrid Bétancourt en est outrée, et ne cesse pas, à chaque intervention télévisée (qu'ils obtiennent facilement, cette affaire générant beaucoup d'audiance), de s'en émouvoir. Pas seulement à cause l'incertitude dans laquelle ils se trouvent et l'inquiétude qu'ils ont, mais également des larmes de colère envers la conduite française, qui se sert de l'enlèvement d'Ingrid pour, au choix, faire de l'audiance ou remonter sa côte de popularité.
La vérité, que les media français nous cachent, est qu'Ingrid Bétancourt est un otage politique. Il ne sera jamais possible de la libérer en échange d'une certaine somme d'argent, comme il est habituel pour les otages des FARC, mais sa libération sera politique, c'est-à-dire dans le cadre d'un accord entre les FARC et les autorités. Il existe en effet deux sortes d'otages, pour les FARC.
Cette différence, extrèmement importante, ne semble pas intéresser les media français, qui se concentrent sur le côté sensationnel, ce qui ne fait pas avancer le problème d'un pouce.
La question est : pourquoi Ingrid Bétancourt n'a-t'elle pas été arrêtée ? Et bien, parce que les négociations n'avancent pas ! La conduite de la France, et récemment du nouveau président de la république française, y sont-elles pour quelque chose ? N'oublions pas non plus que le gouvernement colombien est très soumis à l'influence américaine (c'est le pays d'amérique latine le plus proche pays des USA), et qu'il a du mal à négocier avec des "terroristes".
Les autorités colombiennes ralentissent-elles les pourparlers pour ne pas libérer une influente opposante politique ? C'est peu possible, car Ingrid Bétancourt, n'est pas très influente.
Pendant ce temps, il n'est fait nulle mention, que ce soit à la télévision française ou dans la bouche de notre président, des autres otages, et en particulier des otages politiques. Et j'espère que le chauffeur d'Ingrid Bétancourt n'a pas été lui aussi pris en otage, car je n'ai pas trouvé d'article parlant de lui, et il sera déplorable d'oublier de parler de cet homme (si jamais il avait été pris en otage) qui n'a rien à voir là-dedans.
A ce titre, la chanson de Renaud, "Dans la jungle", n'est pas si mal, car elle parle des autres otages, et si elle critique le combat des FARC, passé d'une armée révolutionnaire à une recherche de fonds grâce à la drogue et les prises d'otages, elle parle aussi de la corruption du gouvernement colombien et son "indigne président", qui ne sert les intérêts que d'un autre pays ...
Elle tire une bone conclusion en disant qu'Ingrid Bétancourt combat ainsi "deux ennemis".
Renaud traduit bien ce qu'est devenue Ingrid Bétancourt dans l'imiginaire collectif français : un martyr. Martyr non seulement d'une révolution qui a oublié ses valeurs elle est. Mais n'oublions pas qu'elle est également martyr d'un système politique pourri, et, cela nous concernant directement, martyre d'une france qui ne s'intéresse à elle que pour servir ses propres intérêts, et pas pour son combat, dont je n'ai, d'ailleurs, pas du tout parlé lors de cet article, sans que vous cela ne vous gène ... 7月18日 Chirac et l'extrème-droite : Sarkozy innove-t'il ?Nicolas Sarkozy, depuis sa récupération de l'électorat frontiste, se voit souvent accusé de faire le jeu de l'extrème-droite, voire de se l'approprier.
Mais est-il innovant dans ce domaine ?
Quel était le comportement des anciens chefs de file de la droite gaulliste vis-à-vis du racisme et du nationalisme ?
Jacques Chirac :
L'ancien président de la république française avait la réputation de ne faire aucune concession au Front National. D'autres sources, l'accusent d'avoir permis la montée du front national, drainant une partie de l'électorat communiste vers l'extrème-droite. Son prédécesseur François Miterrand avait quand à lui déjà drainé une partie de cet électorat à son profit.
Mais quelle était vraiment la politique de Jacques Chirac à propos de l'immigration, du racisme, du nationalisme ? Bien sur, aucun scandale ne l'a éclaboussé, il a toujours su ne pas prendre lui-même de responsabilité dans les décisions dangereuses, de la même façon qu'il a toujours gardé des fusibles prêts à sauter dans certaines affaires (Juppé, actuellement De Villepin).
Lorsque Jacques Chirac était premier ministre, les lois dites Pasqué-Debré ont été votées. Or, Jean-Louis Debré est un gaulliste convaincu, et même le plus fervant des chiracquiens. Ces lois, visant à réguler l'immigration, étaient les précurseurs des lois de Nicolas Sarkozy, mais si elles n'en atteignent pas, évidement, la duplicité.
Toutefois, même si la politique de Jacques Chirac ne peut pas être désignée comme ouvertement raciste, grâce à son habilité que même ses adversaires doivent reconnaître, il n'en a pas moins laissé transparaître des idées indignes et racistes, tendant vers l'extrème-droite et les plus bas sentiments humains que sont le racisme et la xénophobie.
Tout simplement la célèbre déclaration de M.Chirac à propos "du bruit et [de] l'odeur", vite oubliée, et passée sous silence surant son règne.
Le 19 juin 1991,
"Notre problème, ce n'est pas les étrangers, c'est qu'il y a overdose. C'est peut-être vrai qu'il n'y a pas plus d'étrangers qu'avant la guerre, mais ce n'est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d'avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d'avoir des musulmans et des Noirs [...] Comment voulez-vous que le travailleur français qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler... si vous ajoutez le bruit et l'odeur, hé bien le travailleur français sur le palier devient fou. Et ce n'est pas être raciste que de dire cela..."
Que dit'il ? Qu'un français qui travaille touche moins qu'une famille étrangère ne travaillant pas. Qu'y a-t'il de raciste là-dedans, me demanderez-vous ? Et bien, cela se voit, tout de même : la stigmatisation des immigrés est ici un dogme. Elle consiste en plusieurs points : on voit pour commencer la référence à la polygamie, mais le plus grave est le "naturellement" lâché par M.Chirac, comme si les étrangers ne travaillaient jamais, qu'ils n'étaient là que pour profiter de notre travail. C'est oublier que ce sont des étrangers qui ont contributé à libérer la France, auxquels on a promis plusieurs fois la nationalité française mais à qui on ne l'a jamais accordé, que ce sont ces mêmes étrangers qui ont reconstruit la France avait la seconde guerre mondiale, et que c'est à leur enfants et petits-enfants que l'on reporche d'avoir immigré. Quand aux déclarations sur le bruit et l'odeur, elles sont tout bonnement raciste, croyant se jusfitifier par le surpeuplement des appartements occupées par les familles d'immigrés, souvent nombreuses, et par les basses conditions de vie, contrairement à ce qui est prétendu juste avant, d'ailleurs. Mais Jacques Chirac ne parle pas des classes à fort revenu, qui eux profitent vraiment du système : les politiques, parlementaires et grands propriétaire. Rejeter ainsi la faute des malheurs des populations pauvres sur d'autres populations, encore plus pauvres et sans défense, tels que les immigrés, est classique de l'extrème-droite.
Pendant qu'il rejette les causes du malheur des petites gens sur les immigrés, il évite habilement toutes les accusations de malversation le concernant, bien plus graves :
Chirac : «Il n’y a aucune immunité pénale pour le président de la République »
PPDA : « Et pour les responsabilités antérieures ? »
Chirac : « Je trouve que votre question dérape vers une certaine insolence.»
Ce n'est pas sans rappeller les réactions deSarkozy avant son prétendu "changement", quand il avait coutume de "refuser le discours" trop génant de ses opposants, ou de caractériser des reportages de France 3 comme malhonnêtes, avant de menacer de virer toute la direction.
Bref, Sarkozy en digne héritier de Chirac, à la fois sur le comportement et les dérives racistes ?
Pourquoi est-ce que je parle de cela ? Quelles sont mes raisons ?
Elles sont simples : je veux rappeller qui est vraiment l'homme vers qui nous nous sommes tournées lors du deuxième tour de l'élection présidentielle de 2002, pour faire barrage à Jean-Marie Le Pen. Après avoir rappellé ces déclarations, je comprends mieux que certains hommes politiques aient refusé d'appeller à voter pour Jacques Chirac, qui reste le candidat d'une droite pas encore décomplexée, mais toujours surtout gaulliste, quand même assez libérale, et surtout nationaliste. Charles De Gaulle :
Le Général, comme on a coutume de l'appeller, comme si son statut de libérateur de la france l'avait fait accéder à la béatification, est le fondateur de ce qui s'appellera plus tard le gaullisme : habile mélange de nationalisme, libéralisme, et même un peu de socialisme.
Mais voyons plutôt en quoi le Général était catho-nationaliste. Tout d'abord, un petit discours qui remet en cause la laïcité :
"Nous avons une responsabilité, celle de jouer le rôle de la France ; ce rôle, dans mon esprit comme dans le vôtre, se confond avec un rôle chrétien. Notre pays ne serait pas ce qu'il est, c'est presque banal de le dire, s'il n'était pas d'abord un pays catholique." C''était à Rome, le 2 juin 1959.
Sa politique envers l'Algérie Française est pour le moins ambigue : difficile de savoir ce qu'il en a vraiment pensé, étant donné son magnifique retournement de veste ("Je vous ai compris").
J.R. Tournoux va même plus loin est estimant que ce que pense le Général est que "sous les effets de la démographie galopante des Musulmans et des conséquences de l'intégration, La France ne serait plus la France", et qu'il préférerait sacrifier l'indivisibilité et abandonner l'Algérie, tout en évitant que trop de Harkis ne se réfugient en métropole, quitte à les livrer à la vengeance du FLN.
Mais il est de plus évidentes preuvres du racisme dont fit preuve le Général. Ainsi, il dit au député UNR Dronne, ancien héros de la libération de Paris : " Voulez-vous être bougnoulisés ? Voyons, Dronne ! Donneriez-vous votre fille à marier à un bougnoule ? "
Au général Koznig, il déclare :
" Evidemment, lorsque la monarchie ou l'empire réunissait à la France l'Alsace, la Lorraine, la Franche-Comté, le Roussillon, la Savoie, le pays de Gex ou le Comté de Nice, on restait entre Blancs, entre Européens, entre chrétiens... Si vous allez dans un douar, vous rencontrerez tout juste un ancien sergent de tirailleurs, parlant mal le français ". Sans parler de son antisémitisme, passons maintenant à la conception qu'il avait de la démocratie, qui était pour le moins étrange : les pouvoirs devaient être concentrés entre ses mains, pour permettre un régime efficace. Ne jugeons pas l'efficacité, mais plutôt la démocratie de cette pratique. Quand à sa réforme voulant bousculer le rôle du sénat, je ne pense pas qu'elle avaitpour but de supprimer cette institution anti-démocratique, mais plutôt d'assoeir encore plus son pouvoir et celui de ses sucesseurs.
Et enfin, le portrait véritable du Général, raciste, antisémite, nationaliste et anti-laïque ne saurait être complet sans son tenant sécuritaire.
Bien sur, à cette époque, le sécuritaire était à la mode. Avant le danger du terrorisme, c'était de l'espionnage qu'on se méfiait. Malgré tout, sa manire de vouloir baîlonner l'opposition, notemment les media, par la censure régant encore à l'époque, et la jeunnesse, ce qui provoqua l'explosion que fut Mai 68, n'est pas excusable. Entre autres responsabilités, il porte celle des morts de Mai 68, qui, même s'ils ne furent pas nombreux, existèrent, comme la mort d'un ouvrier gréviste dont la mort fut provoquée par l'intervention de la police venue réprimer les grèves. Les répressions qui suivirent les évènements de Mai 68, comme le tiers des effectifs de l'ORTF licencié pour participation au mouvement, montre bien les convictions du personnage et les actions conduites sous son règne. Les 4 morts de Juin 1968 sont là pour en témoigner. On ne peut même pas les qualifier de bavure policière, étant données que celles-ci sont définies comme involontaire, alros que dans ce cas présent, les forces de l'ordre y avaient mis beaucoup de bonne volonté. La délation, également, a fait partie du Général, comme lors du régime vichyste qu'il a contributé à renverser. A son appel, des listes noires de grévistes et d'agitateurs furent constituées, dont certaines, contre toutes les libertés fondamentales de contestation, et même contre les lois françaises, sont toujours conservées par les services secrets français.
Bref, ce triste personnage, fondateur de la droite moderne au même titre que Nicolas Sarkozy est fondateur d'une nouvelle droite dite "décomplexée", n'était pas tout blanc, loin de là, et l'on ne doit pas oublier que le caractère nationaliste et raciste de la droite n'est pas récent, et, en cela, ce n'est pas l'essentiel de la rupture que caractérise Nicolas Sarkozy. Évelyne ThomasUn sujet pas du tout raccoleur : Evelyne Thomas.
Évelyne Thomas est diplomée en sciences politiques et en droit international, a été journaliste, présentatrice de journal télévisé, rédacteur en chef, avant de devenir un vrai star grâce à "C'est mon choix", "Combien ça coûte", et "C'était mieux hier ?". Elle est présente dans toutes les mairies de France, car elle a été choisie pour être la nouvelle Marianne, après Brigitte Bardot, Mireille Mathieu, Catherine Deneuve, Inès de La Fressange et Laeticia Casta.
En 2004, elle est l'objet d'une affaire de censure : un sketch des Guignols de l'Info aurait été supprimé de la sélection des "meilleurs moments de la semaine", par la direction de Canal+, sous la pression de la direction de TF1 la menaçant de poursuites. Cette affaire a été révélée par le Nouvel Observateur et relayée par Arrêt sur Image.
Le sketch reprenait les propos de Mme Thomas, justifiant l'existance d'émissions télévisées au vu de leur audiance, et ce quelque que soit leur contenu, aussi inculte et dégradant soit-il.
Dans le sketch, après une conférence de presse où un journaliste demande à la marionnette Mme Thomas si elle n'était pas génée par le caractère racoleur de l'émission, elle répond : "Cette émission fait 35% de part de marché, ça mérite le respect. Il faut arrêter avec ça, le public n'est pas idiot, il faut le respecter".
Puis le skecth enchaîne sur un retour dans le temps. En 1933, deux hommes assistent au passage à tabac d'un juif, en allemagne nouvellement nazie, et s'inquiètent des idées d'Hitler. La marionette d'Évelyne Thomas apparâit alors, les sermonant en rappellant que 35% des allemands ont voté pour lui, et que le public n'est pas idiot.
La réplique originale était dans l'émission La Méthode Cauet.
Sébastien Cauet : "Tu as dis : "j'ai une très forte connexion intellectuelle avec Bataille et Fontaine. Ce sont des grands bosseurs et des intellos. Est-ce que tu es sûre qu'on parle des mêmes ?"
[Rires puis huements du publics]
Évelyne Thomas : "Écoutez, quand on fait 33% de part de marché régulièrement, d'abord ça mérite le respect [...]"
Le sketch des Guignols de l'Info est génant dans la mesure où il montre Évelyne Thomas en 1933 dans l'allemagne nazie défendant Hitler. Cependant, comme cela est bien démontré dans l'émission Arrêt sur Image, Évelyne Thomas n'était pas présente à l'époque, n'étant pas encore née, il ne s'agit nullement d'une attaque personne ni d'une accusation de quoi que ce soit, mais plutôt une démonstration de l'absurdité de ses propos.
L'équipe des Guignols de l'Info voulait repasser ce sketch dans "La semaine des guignols", mais la direction de Canal+ l'a empêché au dernier moment, par peur de procès.
Pour funir sur une touche plus légère, une chanson de Vieilles Salopes sur Évelyne Thomas : C'est mon Choix
L'idole des mères au foyer,
Des chômeurs et des retraités,
En concurence avec Derrick,
C'est toi la plus fantastique.
Je m'entraîne à faire des choses extraordinaires
Pour passer sur ton plateau.
J'aimerais tant être ton partenaire,
Être envié de tous les beaufiaux.
Évelyne Thomas, Évelyne Thomas,
Évelyne, oh Évelyne, tu es mon choix.
Évelyne, Évelyne, Évelyne, oh Évelyne,
Évelyne c'est ma copine.
C'est mon choix d'être amoureux de toi,
Lorsque tu me fais rire aux éclats,
De me branler devant France 3,
Mon choix à moi c'est toi.
C'est mon choix d'être amoureux de toi,
Lorsque tu me fais rire aux éclats,
De me branler devant France 3,
Mon choix à moi c'est toi.
J'attends une émission spéciale,
Pour enfin te déclarer ma flamme,
A ton amour je serai candidat,
Et ce jour-là tu feras ton choix.
Je serai pour toi un mari merveilleux,
Tu pourras me relooker comme tu veux,
Je serai pour toi extravaguant,
Parfois timide parfois intriguant.
C'est mon choix d'être amoureux de toi,
Lorsque tu me fais rire aux éclats,
De me branler devant France 3,
Mon choix à moi c'est toi.
C'est mon choix d'être amoureux de toi,
Lorsque tu me fais rire aux éclats,
De me branler devant France 3,
Mon choix à moi c'est toi. Tout le monde il est beauTout le monde il est beau, tout le monde il est gentil !
Quand les pavés volent, comme de grands oiseaux gris, en plein dans la gueule des flics au regard surpris. Quand ça Gay-Lussac, lorsque partout l'on entend le bruit des matraques sur les crânes intelligents. Dans la douceur de la nuit, le ciel m'offre son abri, et je pense à Jésus Christ, celui qu'a dit : Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ! Le monde est beau, tout le monde il est gentil Quand dans le ciel calme, l'avion par-dessus les toits, verse son napalm sur le peuple indochinois. Quand c'est la fringale, lorsqu'en place d'aliment, les feux du Bengale cuisent les petits enfants. Dans la tiédeur de la nuit, la prière est mon appui, car je pense à Jésus Christ, celui qu'a dit : Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ! Le monde est beau, tout le monde il est gentil Quand ça jordanise, quand le pauvre fedayin copie par bêtise la prose à monsieur Jourdain. Quand le mercenaire ne songe qu'a vivre en paix et se désaltère avec un demi Biafrais. Dans la fraicheur de la nuit, je me sens tout attendri en pensant à Jésus Christ, celui qu'a dit : Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ! Le monde est beau, tout le monde il est gentil (Paroles et musique de Michel Magne) 7月17日 Rachida DatiCela fait pas mal de temps que je n'ai pas écrit d'article sur mon blog. La raison est un emploi du temps chargé, et un manque de motivation, étant donnés les tristes évènements qui ont pu se dérouler en France ces derniers temps.
Mais je m'y remet, en vous parlant aujourd'hui de Rachida Dati.
Rachida Dati est une femme politique de 43 ans, fille d'un maçon marocain et d'une mère algérienne, ayant fait de brillantes études : maîtrise de sciences économiques, puis de droit public. Cette deuxième maîtrise lui a été financée par Matra, entreprise d'aéronautique, sous l'influence de Jean-Luc Lagardère. Cette précision ne me parait pas inutile, sachant les liens privilégiés que ce Lagardère entretient avec le président Sarkozy, dont Mme Dati est ministre ...
Mais continuons avec la vie de Rachida Dati. Elle devint ensuite chargée d'étude auprès d'Elf Aquitaine, grâce à Albin Chalandon, ancien ministre gaulliste, et président d'Elf entre 1977 et 1983.
Après être passée par d'autre postes importants, elle entra à l'école nationale de la magistrature, ce qui la conduira finalement à devenir substitut du procureur au tribunal d'Évry.
Sa carrière politique commence alors : en 2003, elle est conseillère de Nicolas Sarkozy, à propos de son très controversé projet de loi dit de "prévention de la délinquence". Elle adhère à l'UMP en 2006, en devient porte-parole de Nicolas Sarkozy le soir de sa désignation par son parti. Elle entre au gouvernement Fillon en tant que ministre de la justice. Un mois après sa nomination, elle présente au Sénat le premier texte du gouvernement sur la récidive des mineurs.
Au même moment, son frère Jamal est condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis pour usage de drogue, et son frère Omar doit être jugé par le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône pour acquisition, détention, transport, usage et offre ou cession de stupéfiants.
Les présidents de la LICRA et de SOS-Racisme estiment qu'elle est victime d'une injuste campagne due à son origine. Nul doute qu'une réussite de la part d'une personne "issue des minorités visibles", comme se complaisent à dire les media, peut géner certaines personnes dont les pensées racistes sont évidentes, ou bien exacerber certaines jalousies, mais ce n'est certainement pas la plus évidente raison !
Pourquoi les autres membres des "minorités visibles" (quel terme discriminatoire !) lui en veulent-ils ? Est-ce de s'être vendue à un système, à un parti, à un président, qui se complait dans la stigmatisation des minorités, dont il viole systématiquement les Droits de l'Homme ? A un homme, qui, pour sa réussite personnelle, revendique ouvertement des politiques de discrimination, de racisme, de nationalisme, bien plus que ne le faisait déjà son prédécesseur ? Car si Jacques Chirac stigmatisait une famille "entassée, avec un père de famille, trois ou quatre épouse, et une vingainte de gosse" qui gagnent trois fois plus d'argent que lui, "sans naturellement travailler", et indosposait "ce travailleur français, qui travaille avec sa femme" par "le bruit et l'odeur", en précisant bien que "ce n'est pas être raciste de dire cela", Nicolas Sarkozy va beaucoup plus loin. Sa politique ne respecte pas les droits des immigrés, et plusieurs sont morts à cause de cette politique (tout cela fera l'objet d'un article, prochainement), et il a repris à son compte la politique de l'immigration dite "choisie", ce qui revient à n'accepter dans notre pays les étrangers (mais cela ne concerne que les étrangers qui ne nous "ressemblent pas", évidement pas les autres blancs d'europe !), qui peuvent nous être utile, se moquant du sort qui peut être réservé à ceux qui nous paraissent inutiles, et tant pis si nous sommes nous-mêmes (les pays dits "développés") responsables des dangers qu'ils courent dans leur pays d'origine.
Cette politique est évidement raciste, et le retour des deux tiers des électeurs de Jean-Marie Le Pen à la droite "traditionnelle", maintenant dite "décomplexée", en est un bon indice. Les attaques répétés du dirigent du FN contre celui de l'UMP sont dûes à ses peurs de se voir voler son électorat durement gagné, par une politique qui copie la sienne sans le dire. D'ailleurs, cet "exode électoral" de la droite ouvertement raciste vers une doite dite décomplexée a une autre conséquence : le renouveau du centre, qui, non content de bénéficier d'une campagne médiocre de la part du PS, voit aussi arrivée un flux de réfugiés électoraux qui fuient les dérives de l'UMP.
Non, ce n'est pas la première fois qu'on accuse la droite de se servir de l'extrème-droite pour gagner. Mais Nicolas Sarkozy n'est, en effet, pas comme les autres : ses politiques appliquent les préceptes racistes de l'extrème-droite.
Ainsi, Rachida Dati, appliquant ces politiques qu'on peut légitement qualifier de racistes (et de liberticides, mais cela sera l'objet d'un autre article), se met à dos une partie des maghrébins de France. N'est-elle pas consciente du caractère pervers de ces lois, qui ne feront qu'empirer la situation ? N'est-elle pas consciente de l'intérêt que peut avoir son président à une guerre sociale entre la jeunnesse immigrée stigmatisée et la police, représente de l'ordre relayée par les media, amenant contre soi la population terrorisée, prompte à être rassurée par de simples patrouilles des forces de l'ordre, et par quelques caméras posées ça et là ?
Mais à quoi pense donc Rachida Dati ? Non, je ne mets pas du tout en doute sa compétance. Elle est excellente dans son travail, et elle sait parfaitement ce qu'elle fait. Pour s'en assurer, voici une petite vidéo tournée le 28 février 2007 : http://www.dailymotion.com/relevance/search/Dati+++Julliard/video/x1n9gy_lhumour-karcher-de-rachida-dati
Voici sa transcription :
Paul Wermus : - Alors, l'allocation d'autonomie ... [Brouaha] l'allocation ... Madame la porte-parole, bientôt on va vous appeller Madame la ministre, alors écoutez ...
Bruno Julliard (président de l'UNEF) : - Ah bon ? Ministre de quoi ?
Paul Wermus : - De quoi je me mèle ?
Bruno Julliard : - C'est vous qui avez lancé le débat.
Rachida Dati : - De la rénovation urbaine à coup de Kärcher. (en rigolant)
Paul Wermus : - Alors, l'allocation d'autonomie ...
Bruno Julliard : - C'est filmé, hein !
Rachidat Dati : - Oh non, non ...
Paul Wermus : - On arrête de filmer... non, on ne filme pas !
Rachidat Dati : - Oh la la, ça craint là...
Je suis assez d'accord : ça craint ! Mais Rachida Dati n'a pas à s'en faire, les media n'allaient pas relayer pareille bourde !
La preuve : vous avez vu ces images à la télévision ? Et pourtant, vous semblent-elles inintéressantes ? Il n'est pas envisageable que les media n'en aient pas eu connaissance ! Alors, pourquoi ne les ont-elles pas transmises ? Voici la preuve de la connivence entre les media et la politique, et même de la présence des media de masse dans la "Galaxie Sarkozy".
Bref, pour conclure sur Rachida Dati, tout porte à croire qu'elle est le relai volontaire de ses politiques, et que la colère des populations visées est parfaitement légitime ... |
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