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8月11日

Etat actuel de la "dette publique"

Selon le compteur de la dette publique ici : http://cluaran.free.fr/dette.html
La dette publique de la france est à l'heure actuelle de 1 246 252 millions d'euros, soit 1,24 mille milliards d'euros. Ca fait beaucoup. Payé comme je le suis actuellement, c'est-à-dire au lance-pierre (je suis stagiaire), il me faudrait 250 millions d'années pour la rembourser, à moi tout seul.
Ce qui fait très peur est surtout la vitesse à laquelle cette dete augmente. En effet, la budget de l'Etat est déficitaire : la dette augmente en permanence. En fait, ce sont seulement les intérêts de la dette actuelle qui pèsent sur une grosse partie du budget de l'Etat.
Mais alors, on court à la ruine ? où va l'argent ? Non, l'argent est simplement versé par l'Etat aux banques qui lui ont preté de l'argent. L'argent public sert à rembourser des emprunts toujours plus anciens. Curieusement, le remboursement de la dette par l'Etat correspond grosso modo à l'impôt sur le revenu. Or, on peut supposer que ce sont à peu près les mêmes personnes qui payent cet impôt, et celles qui possèdent les actions de ces banques. L'aristocratie, privée de ses privilèges, a retrouvé, deux siècles après la Révolution Française, le moyen de se soustraire à l'impôt.

Et pourquoi l'Etat continue-t-il d'emprunter ? Pourquoi pas une vraie politique de rigueur ?
Tout simplement parce que la situation n'est pas vraiment préoccupante. Certes, l'Etat français n'aura bientôt peut-être plus de liquidités pour honorer sa dette, mais cela concerne uniquement la finance dématérialisée.
La réalité, que personne n'ignore en regardant autour de lui, c'est que nous n'avons jamais été aussi riche. Comment peut-on à la fois être riche, et endetté ? Je ne suis pas économiste, et je peux me tromper de termes, mais il me semble que c'est une question de comparaison entre les dettes et les actifs.
Les actifs publics en france sont très élevés. Ils comprennent non seulement la valeur des entreprises publiques, mais également toutes les infrastructures et les propriétés de l'état. Selon l'article wikipedia sur la dette : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique#Dette_brute_et_dette_nette
le patrimoine de l'état (les actifs moins la dette) présente un solde positif à hauteur de 38% du PIB.

Mais il y a également, en plus des actifs publics, les actifs privés et les dettes privées. Si l'on ajoute les actifs, privés et publics, comparés aux dettes, publiques ou privées, il n'y a pas photo : nous ne sommes pas du tout ruinés. Ainsi, 12 millions de maisons individuelles représentent à elles seules le montant de la dette. Et la France comprend bien plus de richesses que les logements de ses habitants !

Toujours selon l'article de wikipedia, la dette intérieur brute (donc, sans tenir compte des actifs) en France est de 190% du PIB : 63% pour l'état, 78% pour les entreprises, 48% pour les ménages.
Mais l’ensemble de la dette des administrations publiques, de 1 150 milliards d'euros en 2006, équivaut à 55 % du patrimoine de celles-ci[13]. (merci wikipedia pour nous fournir la source de cette info)

Lors d'une émission "Duel sur la 3", un économiste avait parlé (désolé pour ce contenu évasif) d'un héritage publi (ou actif public, je ne sais pas) de 200 000 euros par français. Soit 10 fois le montant de la dette. Il avait expliqué qu'il n'était pas grave d'avoir une dette élevée, du moment que la richesse du pays était supérieure.
En effet, il vaut mieux avoir 1000 dollars dans son portefeuille et en devoir 100 à un voisin, plutôt que de n'en devoir que 10 mais de ne rien avoir.
Pourquoi ces considérations simpl(istes) ne sont pas abordées, lorseque l'on parle de dette publique ?
Parce que prétendue "dette publique" (dont on ne donne que la partie débitrice, et jamais la partie créditrice) est la meilleure excuse ("les caisses sont vides") pour justifier les politiques de rigueur : diminution du nombre de fonctionnaires, de la qualité et de la quantité des services publics, perte de pouvoir d'achat, diminution des retraites, de la couverture médicale, etc.

Le problème n'est donc pas tellement la dette, mais de ses intérêts  ... Pour de plus amples explications (et moins confuses que les miennes), lisez donc les articles de wikipedia s'y référant !

Ministère des Affaires Populaires - La chasse est ouverte

Le gibier sans-papier a du soucis à se faire
Le chasseur assermenté renifle les tanières
Le ministère de la chasse aux immigrés
A ordonné une battue brutale et sans pitié
Ils ont laché les chiens, les matraques et les Tasers
Opération Gestapo, nottoyage au Karcher
La nouvelle circulaire de la haine est très claire
C'est tout le monde dehors à coups de grosses Rangers.

Objectif vingt-cinq mille reconduites à la frontières
Ordre, sentence, décret du ministère
Fais sonner l'alerte, la chasse est ouvrerte
Plus rien ne les arrête, la chasse est ouverte
Objectif vingt-cinq mille reconduites à la frontières
Ordre, sentence, décret du ministère
Appel à résistance, la chasse est ouvrerte
C'est l'état d'urgence, la chasse est ouverte

Monsieur le Président a dit à Monsieur le Ministre
De dire à Monsieur le Préfet de faire péter les registres
De remplir les charters, les consignes sont très claires
A la porte, les métèques ! On veut que des peaux claires
Les ordres sont d'user de méthodes efficaces
Appel à délation pour expulser les sales races
Paris a des faux airs d'un Vichy sous occupation
Réminiscence d'une époque, le fantôme s'appelle Papon
La milice républicaine est passée à l'action
Elle a raflé les mômes dans les cours de récréation
Elle traque jusque dans les églises et les mosquées
Les usines, les gares, et les universités

Court, mon frère ! Court, ma soeur !
Court pour être libre, moi je sais que tu as peur !
Court dans l'indifférence du peuple de France
Ils ont voté, et maintenant : Silence !

Objectif vingt-cinq mille reconduites à la frontières
Ordre, sentence, décret du ministère
Fais sonner l'alerte, la chasse est ouvrerte
Plus rien ne les arrête, la chasse est ouverte
Objectif vingt-cinq mille reconduites à la frontières
Ordre, sentence, décret du ministère
Appel à résistance, la chasse est ouvrerte
C'est l'état d'urgence, la chasse est ouverte

Entendez-vous, citoyens, le cor de chasse qui sonne ?
Françaises, Français, entendez-vous l'hymne guerrier qui résonne ?
Au nom de la patrie des Droits de l'Homme, je décrète
Qu'en ce pays, la chasse à l'homme est désormais ouverte
Du premier janvier au trente-et-un décembre
Sachez chasser, comme bon vous semble
Chasse en pleine, chasse à court, chasse à l'appât
C'est chassé-croisé, les chasseurs accourent
Ca y est la chasse est lancée
Petit lapin, sort de ton terrier
Vers ton pays lointain on doit te faire retourner
Peu importe si là-bas c'est la mort qui t'attends, à six pieds sous terre
Hors-la-loi, hors de la loi, loin des yeux, loin du coeur, coeur de pierre
Court, court, tu peux toujours courir
Court, court, tu vas devoir partir
Court, court, on te suit à la trace
Quoiqu'il en soit, dans tous les cas faut que tu penses que c'est perdu d'avance
Il va falloir que tu y passes
Le capitaine de chasse, le garde-chasse, le lieutenant de chasse, tous sont sur la piste
C'est sur, tu risques d'y laisser des plumes
Il y a un contrat sur ta tête, petit bonhomme !

Objectif vingt-cinq mille reconduites à la frontières
Ordre, sentence, décret du ministère
Fais sonner l'alerte, la chasse est ouvrerte
Plus rien ne les arrête, la chasse est ouverte
Objectif vingt-cinq mille reconduites à la frontières
Ordre, sentence, décret du ministère
Appel à résistance, la chasse est ouvrerte
C'est l'état d'urgence, la chasse est ouverte

Un enfant vient de naître, la chasse est ouverte
Une femme se jette par la fenêtre, la chasse est ouverte
C'est la sortie de l'école, la chasse est ouverte
Au berceau, à l'hôpital, la chasse est ouverte
Aux armes, citoyens, la chasse est ouverte
Du premier au trente-et-un, la chasse est ouverte
Printemps, hiver, automne, été, la chasse est ouverte
Samedi, dimanche, et jours fériés, la chasse est ouverte

Objectif vingt-cinq mille reconduites à la frontières
Ordre, sentence, décret du ministère
Fais sonner l'alerte, la chasse est ouvrerte
Plus rien ne les arrête, la chasse est ouverte
Objectif vingt-cinq mille reconduites à la frontières
Ordre, sentence, décret du ministère
Appel à résistance, la chasse est ouvrerte
C'est l'état d'urgence, la chasse est ouverte
8月10日

L'absentetion législatives

Cet article paru dans le Nouvel Obs en juin , raconte l'intervention d'un député PS, homonyme d'un député UMP, et du courrier qu'il a reçu par erreur ...

"OGM : Martin, du PS, confondu avec son homonyme UMP

Le socialiste Philippe Martin, homonyme d'un député UMP, a révélé lors de la séance de l'examen du projet de loi sur les OGM qu'il avait reçu des mails de l'UMP l'appelant à grossir les bancs mardi soir.L''examen du projet de loi sur les OGM mardi 8 avril au soir a donné lieu à la surprenante intervention d'un député PS. Philippe Martin, dont le nom est identique à un de ses collègues UMP, a révélé dans l'hémicycle avoir reçu un appel de l'UMP à grossir les bancs du parti pour cette séance.
"On sent que c'est un texte sur lequel le groupe UMP est en difficulté. Je vais vous en faire la démonstration, je vais vous l'expliquer. Il se trouve que je m'appelle Philippe Martin comme un collègue qui s'appelle également Philippe (Armand) Martin", a déclaré l'élu PS dans un rappel au règlement.

"Distances de contamination"

"De ce fait, depuis deux jours, je suis victime d'une 'contamination' de ma messagerie internet par le groupe UMP. Et voilà le texte que je reçois du groupe UMP: 'Bonsoir, le groupe est en difficulté, il n'y a pas assez de députés UMP sur les bancs. Aussi pourriez-vous vous rendre dans l'hémicycle le plus rapidement possible?'", a-t-il poursuivi.
Le député PS "demande que le groupe UMP respecte les 'distances de contamination' avec le groupe socialiste. Je réclame de la même manière qu'on puisse avoir un monde sans OGM, je veux pouvoir légiférer sans UMP", a conclu, sous les rires et les applaudissements de l'assistance, Philippe Martin, par ailleurs opposant aux OGM.
Selon le message internet, le courriel a été émis le 8 avril à 20h08, heures locales, juste après la levée de la séance de l'après-midi. (avec AFP)"
8月9日

Un week-end dans la presse spectaculaire-marchande

Les titres des JT vendredi soir : Les Jeux Olympiques, le "petit Louis", et, ensuite seulement, la guerre en Ossétie.
Une analyse médiatique ? Je ne prétends pas savoir en effectuer correctement une, je dériverais inévitablement sur une analyse plus personelle, désolé.

1 : La disparition du "petit Louis".
Ca y est : on a retrouvé le "petit Louis". Contrairement à ce qu'a affirmé TF1 à la fin de son JT, il n'est pas mort.
Après le décès du petit Valentin, la disparition du petit Louis a été l'occasion pour les charognes médiatiques de se jetter un un fait divers particulièrement vendeur. Car, sans vouloir minimiser l'inquiétude de la famille, voire du village de l'enfant disparu, tout cela n'était qu'un fait divers. Un enfant disparaît, on s'imagine ce qu'il peut lui être arrivé, c'est normal. Mais pourquoi faire de ce fait divers un gros titre, devant une guerre en Géorgie qui est elle, une vraie information internationale ?
Bien entendu, un mort en France est bien plus importante que 1000 morts à l'étranger, même aussi près que le Caucase. Mais surtout, si les JT ont fait les gros titre de la disparition du "petit Louis", c'est bien sur parce que le sujet est vendeur, c'est-à-dire qu'il va intéresser les spectateurs, ou plutôt les clients, qui ne sont, on le sait depuis l'aveu du PDG de TF1, que des temps de cerveau disponible.
Une menace attire particulièrement l'attention des parents (et c'est compréhensible), mais il dénote également un aveuglement de la société. Si les JT privilégient telle ou telle information, c'est bien pour satisfaire une demande de leurs clients-téléspectateurs. Et ceux-ci ont bien davantage peur de l'énlèvement de leur enfant que d'une guerre (pas si) lointaine.
Et c'est oublier que les enlèvements d'enfants, si lâches et honteux soient-ils, restent rares, surmédiatisés, et qu'ils sont bien pratiques pour détourner l'attention des spectateurs de problèmes quotidiens, auxquels ils sont bel et bien confrontés en tant que parents. Surtout ne pas parler de la difficulté des familles dont les deux parents travaillent, et qui ont du mal à trouver quelqu'un pour garder leur enfant. Surtout ne pas parler de toutes ces femmes, encore considérés comme davantage responsable de l'éducation de leur enfant que le père, et qui subissent des difficultés supplémentaires, et des discriminaitions, pour trouver un travail et qui sont obligés, pour s'occuper de leurs enfants, de privilégier les temps partiels, ce qui les rend davantage précaires que leurs conjoints, et soumis ceux-ci. Surtout ne pas parler du prix élevé des couches, du pouvoir d'achat qui est problématique pour les parents également.

2. La guerre en Ossétie
La Géorgie est un très ancien pays, annexé à l'empire russe tsariste, redevenu indépendant à l'époque de la révolution bolchévique. Trois territoires de la Géorgie sont plus ou moins autonomes de facto : l'abkhazie, l'ossétie du sud, et un territoire musulman où ça se passe plutôt bien.
Car ici, pas question de défendre "l'occidental" contre "le musulman" : les catholiques géorgiens font la guerre aux orthodoxes russes.
Bien entendu, la région reste, comme les Balkans, le poitn de jonction de ces trois religions, et donc en fait une potentielle poudrière. Mais surtout, ce qui rend la situation tendue, c'est bel et bien la situation énergétique. Le Caucase est le passage obligé du gaz et du pétrole depuis la Mer Caspienne jusqu'à la Mer Noire. Les "occidentaux" veulent que les gazoducs passent par la géorgie, et les russes défendent celui passant par la Tchétchénie (qui est elle aussi contigûe à la Gérogie et aux Osséties, d'ailleurs).
La guerre qui se profile est donc avant tout un affrontement des enjeux économiques, pour le contrôle des ressources énergétiques, et qu'il faut bien utiliser toutes ces armes, fabriquées par les indsutries russes et occidentales. Et oui, c'est facile pour les pays membres de l'ONU de s'égosiller, bien à l'abri, en demandant aux deux parties de cesser le combar, tout en vendant des armes partout dans le monde, sur les fronts potentiels.
La guerre est une industrie comme une autre. Elle est très créatrice de richesses : fabrication et vente d'armes, nécéssité d'entretenir une armée, reconstruction et réarmement une fois le conflit terminé. Mais alors, la guerre serait une bonne chose ? Pourquoi s'en plait-on, pourquoi les gouvernements occidentaux appellent à la sortie de crise ?
N'oublions pas, que lors d'une guerre, ce sont toujours les peuples qui souffrent, qui meurent, qui perdent leurs maisons, leurs biens. Cette précarité dûe à la guerre est une manne, dans la période post-guerre, pour tous les profiteurs économiques.
Ainsi, alors que la guerre, malheureusement, ne fait que commencer, il est facile de prédire qui seront les vaincqueurs, et qui seront les vaincus. Les vaincqueurs seront les marchands d'armes de tout poils, russes, américains, et français, ainsi que leurs amis, étonnement placés à la tête des gouvernements. Car que ce soit aux USA, en Russie (et également en France !), les fabricants et vendeurs d'armes ne se cachent même plus d'être proches des gouvernants (Dassault, Lagardère, etc.).
Les vaincus seront les peuples. Car le propre de la guerre, et des armes qui y sont utilisés, est bien de mettre un terme précoce à la vie des populations, ou tout du moins de détruire ou confisquer leurs biens. Une fois de plus, ce sont les peuples qui souffriront, par l'intermédaire des militaires qui en sont issus (ceux qui s'entretuent, hein, pas les officiers qui donnent les ordres) et des populations qui subiront leurs exactions. Tout cela pour assurer les bénéfices de vendeurs d'armes et justifier l'augmentation des prix de l'énergie.

3. Les Jeux Olympiques
Pendant que l'on critique les nationalismes russes et géorgiens, nos sportifs s'en vont défiler, eux aussi sous les drapeau et les chants citoyens exhortant à répendre dans des sillons le sang des envahisseurs étrangers.
Contradictoire, n'est-ce-pas ? Mais ne mélangeons pas tout. Comme l'a dit un de nos sportifs : "je ne suis pas ici pour faire de la politique, mais du sport. Si j'avais voulu faire de la politique, j'aurais fait Science Po, et pas Sport Etudes !". Point extrème de l'abandon du pouvoir à une classe politique proche des industries guerrières. Messieurs les sportifs, vous pouvez vous abriter derrière la beauté du sport, mais votre volonté de dissocier le sport de la politique, alors même que le sport est devenu un spetacle détourné à des fins politiques et commerciales, vous rend complice. Pas seulement complice des "droits de l'homme au Tibet", mais bel et bien de tout ce qu'on fait subit aux populations sous prétexte sportif. Alors, messieurs les sportfis, vous pouvez dire ce que vous voulez, mais en participant à cette mascarade, en refusant de remettre en question les choix politiques de nos dirigeants, en vous ettant des oeillères sur tous les grands sujets de la politique, en donnant l'exemple aux masses sur la non-implication citoyenne dansla vie de ce monde, avec quoi êtes vous complices ?
Avec les 100 millions de dollars qu'on coûté les cérémonies d'ouverture des JO, pendant que les travailleurs migrants chinois ont construit ces infrastructures au prix de leurs vies (plusieurs dizaines de morts pendant les travaux, dûs aux cadances élevées) ?
Avec les petits asiatiques fabriquant avec leurs petites mains vos baskets, vos maillots, portés par les sportifs mais surtout par les fans, et achetés à un prix 100 fois plus élevés que leur coût de fabrication ?
Avec les sportifs contrôlés positifs au dopage avant même le début des Jeux ?
Avec les enfants élevés comme des bêtes, dès leurs plus jeune âge, dans l'espoir d'en faire des performeurs, alors même que lespopulations n'ont pas accès à la pratique de la plupart des sports ?
Avec le fric inimaginable brassé par les JO, pour "dynamiser l'économie du pays", encore une façon de piquer l'argent du prolo sous prétexte de soutien à l'équipe nationale ? Les JO génèrent des bénéfices, oui, mais pour qui ???

Au final, ce week-end, dans vos télévisions : de la sécurité, des guerres économiques (et pas impérialistes !), du "gentil" nationalisme sportif très rentable. Alors, chers (télé-)spectateurs, allumez vos postes de télévision, et circulez. Y'a rien à voir.
8月8日

Nono futur - Travail Famille Suicide

La statue de Lénine à l'entrée de la mine
La photo de Jacques Mesrine sur le mur de la cuisine
Dans le fond toujours les même pour croire au Père Noël
Frappés de blasphème à vivre si loin du ciel
Passe la silicose et restent les kolkhozes
Plus pour extraire le coke mais soustraire des allocs
Depuis l'exode rural grâce au progès social
Il a le droti au bonheur et au confort moderne
Au papier de couleur dans son HLM
A des pots de fleurs pendus aux lanternes
Aux chips à l'ancienne qu'on ouvre sans peine
Aux séances de muscu au foyer Robert Hue
Accro au jardinage au 23ème étage
Il regarde pousser son gazon à la télévision

Son fils promène ses NAC quand grimpe le NASDAC
Grâce à fistfuck.com il vit dans les DOM-TOM
Sa fille c'est port'in wak destination PROZAC
Nue sur les éclats de verre elle inhale de l'éther
Sa femme roule au Jack sa cervelle est en vrac
Depuis les coups de matraque en 68 au Larzac
Mais qu'est ce qu'elle s'imagine, à poil dans la cuisine
Y'a plus que son docteur qui la touche, elle en pleure
Elle a bu l'eau des fleurs pour quitter cette planète
Y a-t'il un monde meilleur, la tête dans les toilettes
Son frère est névropathe, il dort avec sa batte
Il peint des oiseaux morts, et n'aime pas son corps

Grand-Père était un ange, à 100 pieds de la fange
Dans la LuftWaffe, il mettait le feu
En mai, le bruit des bottes le rend nostalgique
Des attaques en rase-mottes dans son Messerschimdt
Grand-Mère, à l'époque, faisait pas des confitures
Mais des électrochocs, elle pratiquait la torture
Le dos contre le mur, c'était une sinécure
Elle balancait la sauce, il pleuvait des bastos

La droite voudrait qu'il trime, qu'il rapporte de l'argent
La gauche veut une victime ou un résistant,
Une statistique bourrée d'anxiolytique
Le soldat inconnu à l'Armée du Salut
On fait un syndicat, pour s'unir contre quoi
Le patron est un ami, il est au RMI
Où sont les bourreaux, où sont les pourceaux
C'est les ordinateurs qui relèvent les compteurs
Même la guerre civile c'est des parts de marché
Que l'industrie textile nous rende le Che
Non rien n'a changé depuis Jésus Christ
Les rebelles mortifiés, c'est du pain béni
Les bourgeois assassinent, et puis récupèrent
Séchés en vitrine, les héros populaires

Pour rester sur le green un œil sur la piscine
Une main sur la croix l’autre sur le Beretta
Quand l’une écrit les lois « bienvenue à Fleury »
L’autre donne l’au-delà « et spiritus sancti »
Ils envoient les gueux faire tourner les machines
S’étriper entre eux sauter sur des mines
Dans un AMX30 ou dans un char Leclerc
Vivre de ses rentes ou partir à la guerre
Quand les petits soldats meurent pour la patrie
Leur chef d’état déjeune avec l’ennemi

[La machine aurait pu libérer l'homme des travaux pénibles, et lui offrir un temps libre, comme une richesse à cultiver. Au lieu de quoi, on a enfermé les hommes dans l'inactivité, ou dans l'exploitation.
]

Pour nous faire trimer, il y a la constitution
Pour nous faire crever, il y a la nation
Pour nous faire penser, il y a les prisons
Pour tout avaler, il y a la religion

[Ce pays n'est pas le pays du fromage, ce pays est comme un fromage. Un gros camembert qui pue. Avec plein d'asticots grouillant à l'intérieur. Des petits asticots blancs, bien collabos. Heureusement pour le reste de la planète, ce fromage n'est pas très grand. Et ces asticots, aussi méchants que trouillards, n'en sortent pas, car ils savent qu'ils seraient vite écrasés. Le seul truc qui s'échappe un peu de ce fromage, c'est cette puanteur rance que les asticots appellent culture, et qui pue la mort. Malheureusement pour moi, je suis né dans ce fromage, et je vais certainement mourir dedans.]