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Colas Géranton

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Chirac en mawashi avec un CPE sur la tête ...

Actualité, Sumo, Humour, Jeux video, tout ce dont vous avez toujours révé
August 02

Renaud - P'tite conne

Tu m'excuseras mignonne d'avoir pas pu marcher
Derrière les couronnes de tes amis branchés
Parce que ton dealer était peut-être là
Parmi ces gens en pleurs qui parlaient que de toi
En regardant leur montre, en se plaignant du froid
En assumant la honte de t'avoir poussée là

P'tite conne tu leur en veux même pas,
Tu sais que ces charognes sont bien plus morts que toi

Tu fréquentais un monde d'imbéciles mondains
Où cette poudre immonde se consomme au matin
Où le fric autorise à se croire à l'abris
Et de la cours d'assise et de notre mépris
Que ton triste univers nous inspirait malin
En sirotant nos bières ou en fumant nos joints

P'tite conne tu rêvais de Byzance
Et c'était la Pologne jusque dans tes silences

On se connaissait pas aussi tu me pardonnes
J'ai pas chialé quand t'as cassé ta pipe d'opium
J'ai pensé à l'enfer d'un téléphone qui crie
Pour réveiller ta mère au milieu de la nuit
J'aurai voulu lui dire que c'était pas ta faute
Qu'à pas vouloir vieillir on meurt avant les autres

P'tite conne tu voulais pas mûrir,
Tu tombes avant l'automne juste avant de fleurir

Et t'aurais-je connu que ça n'eût rien changé
Petite enfant perdue m'aurais-tu accepté
Moi j'aime le soleil tout autant que la pluie
Et quand je me réveille et que je suis en vie
C'est tout ce qui m'importe bien plus que le bonheur
Cette affaire de médiocre et qui use le cœur

P'tite conne c'est oublier que toi t'étais là pour personne
Et que personne était là

Tu m'excuseras mignonne d'avoir pas pu pleurer
En suivant les couronnes de tes amis branchés
Parce que ton dealer était peut-être là
A respirer ces fleurs que tu n'aimerais pas
A recompter ces roses qu'il a payé au prix
De ta dernière dose et de ton dernier cri

P'tite conne aller, repose toi tout près de Morrison
Et pas trop loin de moi

Renaud - Manu

Eh Manu rentre chez toi, y'a des larmes plein ta bière
Le bistrot va fermer, pis tu gonfles la taulière
J'croyais qu'un mec en cuir ça pouvait pas chialer
J'pensais même que souffrir ça pouvait pas t'arriver
J'oubliais qu'tes tatouages et ta lame de couteau
C'est surtout un blindage pour ton cœur d'artichaut

Eh déconne pas Manu, va pas t'tailler les veines
Une gonzesse de perdue c'est dix copains qui reviennent

On était tous maqués quand toi t'étais tous seul
Tu disais : "J'me fais chier et j'voudrais sauver ma gueule"
T'as croisé cette nana qu'était faite pour personne
T'as dit : "Elle est pour moi ou alors y a maldonne"
T'as été un peu vite pour t'tatouer son prénom
A l'endroit où palpite ton grand cœur de grand con

Eh déconne pas Manu c't'à moi qu'tu fais d'la peine
Une gonzesse de perdue c'est dix copains qui r'viennent

J'vais dire on est des loups on est fait pour vivre en bande
Mais surtout pas en couple ou alors pas longtemps
Nous autres ça fait un bail qu'on a largué nos p'tites
Toi t'es toujours en rade avec la tienne et tu flippes
Eh Manu vivre libre c'est souvent vivre seul
Ça fait p't-être mal au bide mais c'est bon pour la gueule

Eh déconne pas Manu ça sert à rien la haine
Une gonzesse de perdue c'est dix copains qui r'viennent

Elle est plus amoureuse, Manu faut qu'tu t'arraches
Elle peut pas être heureuse dans les bras d'un apache
Quand tu lui dis "je t'aime", si elle te d'mande du feu
Si elle a la migraine dès qu'elle est dans ton pieu
Dis-lui qu't'es désolé, qu't'as dû t'gourrer de trottoir
Quand tu l'as rencontrée t'as dû t'tromper d'histoire

Eh déconne pas Manu va pas t'tailler les veines
Une gonzesse de perdue c'est dix copains qui r'viennent

Eh déconne pas Manu ça sert à rien la haine
Une gonzesse de perdue c'est dix copains qui r'viennent

Eh déconne pas Manu c't'à moi qu'tu fais d'la peine
Une gonzesse de perdue c'est dix copains qui r'vienne
June 03

Brigitte Bop - A mort l'Europe

Alors que les élections européennes approchent, les sondages continuent de prédire une victoire de la gauche :
- 6 sièges pour le NPA/PCF/PdG,
- 28 sièges pour le PS/EuropeEcologie
- 8 Modem
- 24 UMP/NC
- 6 FN/MPF/CPNT
Donc la gauche va gagner les élections, à condition de considérer que que le PS et Europe Écologie sont à gauche, et que le Modem ne soit pas à droite.
 
Pour illustrer cette bonne nouvelle, une petite chanson de Brigitte Bop :
Du nord au sud les européens ont marqué l’histoire
Z’ont inventé les colonies, le fascisme et le gaz moutarde
Ils sont toujours restés fidèles
A leurs vieux drapeaux et leurs princesses dégénérées
Ils s’imaginent tellement différents
Grâce à leur bière, leur foot et leur folklore avarié
Alors rien que pour ça, J’ai envie de leur dire
A mort l’Europe, A mort l’Europe, A mort l’Europe !

Du nord au sud, les européens sont les plus prétentieux
Ils agitent leur présent bidon et leur passé merdique
Ils ont toujours cru au progrès
Et comptent tout bétonner pour se sentir plus libre
Mais ils resteront les plus lâches
Et derrière leurs frontières ils sont fiers d'être des esclaves
Alors rien que pour ça, J’ai envie de leur dire
A mort l’Europe, A mort l’Europe, A mort l’Europe !
 
Un jour viendra je partirai loin du vieux continent
Et de son spectacle sans intérêt
Et au milieu des phoques et des otaries
Devant leurs yeux étonnés de mammifères sans drapeaux
Je gueulerai…
A mort l’Europe, A mort l’Europe, A mort l’Europe !
May 03

Renaud - Lolito Lolita

Où vas tu garçon ou fille
Lolito-Lolita
Où vas tu garçon ou fille
Dans ce monde là
Dans cette grande pyramide
Où les plus nombreux n'ont pas
D'autre choix que cette vie de
Misère et d'effroi
 
Les damnés sont tout en bas
Lolito-Lolita
Les damnés sont tout en bas
Deux humains sur trois
Sans abri sans pain sans joie
La pyramide les broie
Depuis dix mille ans je crois
Lolita
 
Puis vient le prolétariat
Lolito-Lolita
Des millions des petits bras
Une armée de forçats
Trahi par les syndicats
Méprisé par les bourgeois
Et qui marche toujours au pas
Lolita
 
Plus haut viennent les soldats
Lolito-Lolita
Plus haut viennent les soldats
Ils tireront sur toi
Pour protéger l’Etat
La propriété, la loi
Ils piétineront tes droits
Lolita
 
Moins nombreux malgré leur poids
Lolito-Lolita
Viennent curés et prélats
Ils prieront pour toi
Ils te diront: " Ferme-là,
Travaille, consomme et tais toi,
Et le ciel t'appartiendra "
Lolita
 
Tout en haut il y a les rois
Lolito-Lolita
Tout en haut il y a les rois
Qui règnent sur toi
Ils ont décidé des lois
Qui font que tu resteras
Toujours tout en bas
Leurs putains c'est les médias
 
Renverse la pyramide
Lolito-Lolita
Renverse la pyramide
Mets la tête en bas
Mais tu n'seras pas plus libre
Quand le peuple régneras
Y'aura toujours des Bastilles
A faire tomber, Lolita
Les hommes entre eux sont bien pires
Que les rats !!!
January 15

Pierre Perret - Lily


On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies, Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris
Elle croyait qu'on était égaux Lily
Au pays de Voltaire et d'Hugo Lily
Mais pour Debussy en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distinguo
Elle aimait tant la liberté Lily
Elle rêvait de fraternité Lily
Un hôtelier rue Secrétan
Lui a précisé en arrivant
Qu'on ne recevait que des Blancs

Elle a déchargé des cageots, Lily
Elle s'est tapé les sales boulots, Lily
Elle crie pour vendre des choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L'accompagnent au marteau-piqueur
Et quand on l'appelait Blanche-Neige, Lily
Elle se laissait plus prendre au piège, Lily
Elle trouvait ça très amusant
Même s'il fallait serrer les dents
Ils auraient été trop contents
Elle aima un beau blond frisé, Lily
Qui était tout prêt à l'épouser, Lily
Mais la belle-famille lui dit nous
Ne sommes pas racistes pour deux sous
Mais on veut pas de ça chez nous

Elle a essayé l'Amérique, Lily
Ce grand pays démocratique, Lily
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir
Mais dans un meeting à Memphis, Lily
Elle a vu Angela Davis, Lily
Qui lui dit viens ma petite sœur
En s'unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur
Et c'est pour conjurer sa peur, Lily
Qu'elle lève aussi un poing rageur, Lily
Au milieu de tous ces gugus
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur

Mais dans ton combat quotidien, Lily
Tu connaîtras un type bien, Lily
Et l'enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l'amour
Contre laquelle on ne peut rien
On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies, Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris.
January 05

Georges Brassens - Mourrir pour des idées

Mourir pour des idées, l'idée est excellente
Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eu
Car tous ceux qui l'avaient, multitude accablante
En hurlant à la mort me sont tombés dessus
Ils ont su me convaincre et ma muse insolente
Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi
Avec un soupçon de réserve toutefois
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente,
D'accord, mais de mort lente

Jugeant qu'il n'y a pas péril en la demeure
Allons vers l'autre monde en flânant en chemin
Car, à forcer l'allure, il arrive qu'on meure
Pour des idées n'ayant plus court le lendemain
Or, s'il est une chose amère, désolante
En rendant l'âme à Dieu c'est bien de constater
Qu'on a fait fausse route, qu'on s'est trompé d'idée
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

Les saint jean bouche d'or qui prêchent le martyre
Le plus souvent, d'ailleurs, s'attardent ici-bas
Mourir pour des idées, c'est le cas de le dire
C'est leur raison de vivre, ils ne s'en privent pas
Dans presque tous les camps on en voit qui supplantent
Bientôt Mathusalem dans la longévité
J'en conclus qu'ils doivent se dire, en aparté
"Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente"

Des idées réclamant le fameux sacrifice
Les sectes de tout poil en offrent des séquelles
Et la question se pose aux victimes novices
Mourir pour des idées, c'est bien beau mais lesquelles ?
Et comme toutes sont entre elles ressemblantes
Quand il les voit venir, avec leur gros drapeau
Le sage, en hésitant, tourne autour du tombeau
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

Encore s'il suffisait de quelques hécatombes
Pour qu'enfin tout changeât, qu'enfin tout s'arrangeât
Depuis tant de Grands Soirs que tant de têtes tombent
Au paradis sur terre on y serait déjà
Mais l'âge d'or sans cesse est remis aux calendes
Les dieux ont toujours soif, n'en ont jamais assez
Et c'est la mort, la mort toujours recommencée
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

Ô vous, les boutefeux, ô vous les bons apôtres
Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas
Mais de grâce, morbleu ! laissez vivre les autres !
La vie est à peu près leur seul luxe ici bas
Car, enfin, la Camarde est assez vigilante
Elle n'a pas besoin qu'on lui tienne la faux
Plus de danse macabre autour des échafauds!
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente
December 18

Debout sur le zinc - Poil aux yeux

Un beau jour que j'allais aller, aller à l'école
Une idée bizarre me suivait comme un pot de colle
Elle s'accrochait à moi, à mes chaussettes
Comme un poisson pilote à sa roussette

Je lui dis va t'en j'ai pas l'temps il faut qu'je décolle
Mais elle ne m'écoutait pas, elle était un peu folle
Elle attendait de moi que je m'arrête
Pour grimper de mes pieds jusqu'à ma tête

Elle avait de petits bras, et plein de poils pour gratter
Et de très grands yeux tout ronds où l'on peut se regarder
Elle m'a tenté, tant chatouillé le menton
Que je me suis cogné, cogné le front

C'est alors que plein d'idées poilues sont sorties de ma tête
Faisant la ronde, et chantant à tue-tête
"Nous on veut pas aller, aller à l'école
On préfère voyager, prendre notre envol"

Mais l'idée bizarre se chauffait d'un tout autre bois
Stop la farandole dans un claquement de doigts
Puis elle dit "Mes amis, écoutez-moi !
Je vous en prie, ouvrez les yeux, faites comme moi"

Les idées poilues ont ouvert de grands yeux tout ronds
Et vu qu'autour d'elles il y avait plus de mille façons
De vivre et de parler chez les filles et les garçons
De mon école, près de ma maison

Depuis ce jour là j'ai beaucoup, beaucoup voyagé
Grâce à mes copains de l'école et de mon quartier
Et plus tard, et plus tard, quand je serai grand
Je saurai voyager, dans le coeur des gens
December 04

La fièvre acheteuse

Les journalistes, avides de formules toutes faites, entendues et rabâchées, ont trouvé une expression pour décrire l'hystérie collective lors des fêtes de fin d'année : la fièvre acheteuse. Est-ce un jeu de mot de mauvais goût avec fièvre aphteuse ? Parler des gens se précipitant dans les supermarchés fait vendre (au moins la publicité), bien plus que de parler de la possibilité du travail du dimanche. Pour illustrer cette fièvre acheteuse, une petite chanson de Mort Aux Pourris :
Un rayon de soleil
Frappe les rues
Pourtant désertes
Les gens attendent
Face aux vitrines
À peine ouvertes

Ou dans le trafic
Jouant du pare-chocs
Pour être premiers arrivés
Premiers servis
Dernière chance d’en profiter

Assis sur un banc
Je vous regarde passer
L’air mort vous vous enterrez
La cage est dorée
Chaque jour j’y vais travailler

Un rayon de soleil
Bloqué par les murs autour
Comme des vampires
Fuyant la lumière du jour

Les foules se marchent
Sur les pieds
Dépensent comme des cons
Se font la gueule
Pour un oui ou pour un non

Assis sur un banc
Je vous regarde passer
L’air mort vous vous enterrez
La cage est dorée
Chaque jour la machine
S’emballe pour m’aliéner

Le monstre nous avale
Et nous enferme
Ses portes
Comme les mâchoires
Se referment
Avec un semblant
De chaleur humaine
Jonas est au chaud
Dans sa baleine

Vous y achèterez les rêves
Qu’on vous vendra à prix d’or
Des rêves fabriqués
Avec des cauchemars

Nos regards sont vides
Comme le sont nos vies
Qu’on veut combler
Par des objets bon marché
Nos regards sont vides
Comme le sont nos vies
30 % off sur une vie
Trop chère payée

Les vitrines
Comme des fenêtres
Nous offrent une vue
Sur un monde préfabriqué
Aidez-moi
Vendez-moi
Juste un bat de baseball
Pour les fracasser.

Petite rappel : ce groupe est québecquois. En amérique du nord, le 26 décembre est l'occasion d'importantes démarques, où les familles débordées de travail se jettent quand elles ont oublié d'acheter des jouets pour leurs enfants (vous avez durement déjà vu ça dans des films).
"Les foules se marchent sur les pieds"
[Casseurs de pub :] Aux Etats-Unis, le "Black Friday", jour suivant la fête de Thanksgiving, marque traditionnellement le début des achats de Noël avec notamment des soldes très importantes dans les magasins qui ouvrent leur porte dès le petit matin. Vendredi 28 novembre, cette tradition a pris une tournure tragique dans un magasin Wal-Mart de Long Island, dans l'Etat de New York. Un employé qui venait d'ouvrir les portes pour laisser entrer une foule impatiente a été écrasé par les acheteurs qui se ruaient sur les produits. L'homme, âgé de 34 ans, est mort de ses blessures. Au moins quatre personnes, dont une femme enceinte, ont été hospitalisés après cet incident. D'autres employés du magasin ont également été blessés alors qu'ils tentaient de venir en aide à leur collègue. Kimberly Cribbs, qui faisait partie des quelque 2 000 personnes amassées devant le magasin Wal Mart, a affirmé que les clients s'étaient comportés « comme des sauvages ». « Quand on leur a dit qu'ils devaient partir parce qu'un employé avait été tué, ils ont commencé à crier : 'ça fait une journée que je fais la queue'. Et ils ont continué à acheter », a-t-elle confié à l'Associated Press. (...) Comme le rappelle le New York Times, de telles scènes d'hystérie « sont devenues normales pendant la période connue sous le nom de Black Friday ». « C'était une tragédie, et en même temps on sent que ce n'était pas un accident », note le quotidien new-yorkais, rappelant qu'aux Etats-Unis, acheter est « un sport de contact » et que les magasins ont toujours été bon dans l'art « de créer un sentiment de manque alors que l'on est en pleine abondance, une anxiété qui oblige à agir immédiatement pour ne pas passer à côté ».[/Casseurs de pub]

Très symbolique : quand 2000 consommateurs américains, enragés par le désir d'acheter et profiter des rabais (jusqu'à 70%), enfoncent les portes. Ils ne se sont pas arrêtés, et 200 personnes auraient piétiné à mort un intérimaire de chez Wal-Mart. Transporté à l'hopital, mort de des blessures une heure plus tard.
Informés qu'un employé était mort et demandés de partir, les consommateurs se plaignirent d'attendre depuis jeudi matin (ouverture dans la nuit de jeudi à vendredi, à minuit). Il n'était pas formé pour s'occuper de foules en colère. Il était intérimaire. Wal-Mart mène une lutte active contre l'implantation des syndicats.
November 15

Didier Super - Les gens qui bossent

En fait, la prochaine chanson, on a essayé de faire un vrai tube de merde pour les grosses radios à la con

Qui c'est qui se lève tôt le matin et qui empêche les autres de dormir ?
Les gens qui bossent !
Mais qui c'est qui se gêne pas pour gueuler quand je fais des boums ?
Les gens qui bossent !
Ils s'occuperaient de leurs enfants y aurait déjà moins de délinquants
Les gens qui bossent !
Ils exploitent la planète, et puis tant pis si ça pète
Les gens qui bossent !

OOoooh! A bas les gens qui bossent
OOoooh! C'est que de la racaille
OOoooh! A bas les gens qui bossent
OOoooh! Faut les nettoyer au kärcher

A cause de qui y a que le dimanche qu'il y a des bons trucs à la télé ?
Les gens qui bossent !
Qui c'est qui se dit vivement la retraite mais qui la touchera sûrement jamais ?
Les gens qui bossent !
Qui c'est qui en a marre de payer des alloc' aux immigrés ?
Les gens qui bossent !
Et surtout à cause de qui y a pas d'boulot aujourd'hui ?
Les gens qui bossent !

OOoooh! A bas les gens qui bossent
OOoooh! Ils sont égoïstes
OOoooh! A bas les gens qui bossent
OOoooh! Heureusement y en a de moins en moins

Ils ont plus peur de dire tout haut que les chômeurs ils sont fainéants
Mais qu'est-ce qu'ils sont contents de pas être à leur place
Et puis tous les matins ils prennent tous leurs bagnoles
Et du coup à cause d'eux y a la guerre en Irak

OOoooh! A bas les gens qui bossent
OOoooh! Ils ont vraiment rien d'autre à foutre
OOoooh! A bas les gens qui bossent
OOoooh! Franchement y a pas de quoi la ramener

OOoooh! A bas les gens qui bossent
OOoooh! Ils sont pas épanouis
OOoooh! Ils sont pires que les nazis
Ils sont pire que les nazis c'est des américains !
November 05

Mort aux pourris - La bourse ou la vie

200 ans de destruction
Au seul profit
De notre économie
Un suicide par suffocation
L’avenir chaque jour
Qui s’atrophie

On les voit chaque jour
À six heures
Les symptômes
Que la planète se meurt
Sans jamais trop se sentir visé

Ces choses-là
Ça se passe à la TV

Refrain:
« Tu m’achètes ton eau
Moi c’que j’te vends
C’est d’l’air
Tu m’paies même
Pour un coin de terre
J’m’enrichis sur ton dos
Au nom d’votre bonheur
J’exploiterai vos vies
J’obtiendrai c’que j’veux
De vous…
C’est la bourse ou la vie ! »

50 ans de surconsommation
À violer mère Nature
On en a fait une religion
Complot pour meurtre
Ancré dans l’ignorance
Coupables de notre culture Victimes de notre silence

Tu le regardes chaque jour
À six heures
Le show des news
Commanditées
Farci de pubs
Pleines de saveur
Mais ça, ça se passe
Juste à la TV

Refrain

L’environnement de tous
Pillé par quelques-uns
Les pieds au bord du gouffre
Nous on lève haut le poing !

Refrain
Refrain

Mort aux pourris - La tête dans le cul

Quand chacun s’en retourne le soir 
Dans le calme plate des villes dortoirs 
Comme à la morgue : chacun son tiroir 
Allez bonne nuit dormez tranquilles 
Oubliez tout, c’est plus facile 
Rêvez toujours mais c’est inutile 

Réveille-toi, Réveille-toi
La tête dans le cul, dans' marde jusqu’au cou 
Faites la sourde oreille quand tout s’effondre autour de nous 
La tête dans le cul, tout le monde s’en fout 

Bien au chaud dans ta nécropole 
«Quand on se compare on se console» 
On se contente, moi ça me désole 
Mets de l’eau dans mon vin pour pas te mouiller 
Un peu de cognac dans ton café 
Demain à la job pour oublier 

J’aimerais bien réussir à me réveiller 
Que quelqu’un me décolle de cet oreiller 
Le monde fait tout pour m’étouffer 
Me maintenir toujours en apnée 
J’ai la tête dans le sable six pieds sous terre 
La tête dans le sable, six pieds sous terre 

J’ai la tête dans le cul à te voir dans ton trou
Fais la sourde oreille mais moi j’aime mieux me tenir debout
La tête dans le cul, tout le monde s’en fout.

Mort Aux Pourris - Tel père tel fils

Son of Sam
Trone en septembre
Les tours tombent
Et creusent les tombes
La paix s'effronde
Le monde tremble
Plus simple d'haïr
Que de comprendre

L'histoire se répète
Des marques rouge sang
Sur un drapeau blanc

Tel père,tel fils
On connait la suite
Tel père, tel fils
Tel fils--de pute

Caché derrière
Le blanc des étoiles
Le bleu de la peur
Couvre le fond de la toile

Son of Sam
Fait ce qui rapporte
Les bombes tombent
Et creusent les tombes
La terreur paye
Si on l'exploite
Quand on l'exporte

L'histoire se répète
Des marques rouge sang
Sur un drapeau blanc

Tel père,tel fils
On connait la suite
Tel père, tel fils
Tel fils--de pute

Caché derrière
Le blanc des étoiles
Le bleu de la peur
Couvre le fond de la toile

Caché derrière
La blanc des étoiles
Big brother
Exploite le bleu de la toile

Mort Aux Pourris - Testostérone

Au-delà de la grammaire
Le masculin l'emporte sur le féminin
N'importe quoi pour plaire
À la phallocratie qui règne en père
Passées sous silence, marquées au fer
On blâme souvent la messagère...

Jenny just got raped last night
Her trust was lost within the fight
Who is she going to talk to ?
The boy won the game !


Quatre ans pour un viol
Une vie complète pour l'oublier
Violée par un frère
Et par la justice humiliée
Non la guerre des sexes
N'est pas complètement terminée...

On distorsionne l'image
Si elle entreprend des relations
L'un prend l'avantage et salit sa réputation
Pourquoi une fille ne peut-elle pas vivre
Comme elle le veut ?
Qui est la putain entre les deux ?

Ellie lost her face last night
One more one-night turned a one-nightmare
Who are you to judge her this way ?
Do you have to care ?


Victimes de la péjoration de leur liberté
Lui passe pour un vrai
Elle pour la putain de la soirée
Non la guerre des sexes
N'est pas complètement terminée...

October 22

Foetus Party - Kalash for Ethiopie

[Loin du coeur et loin des yeux
De nos villes, de nos banlieues
L'Éthiopie meurt peu à peu,
Peu à peu]


Si tu veux être utile

Oublie les sacs de riz
Si tu veux être utile
Mets fin à cette supercherie
Si tu veux être utile
Envoie plutôt des caisses de fusils

Hé ! Toi là ! Petit humaniste
Des grands pays "civilisés"
Éteins ta télé ouvre les yeux
Il est temps d'affronter la réalité
Le fait est que le colonialisme
N'est pas un vestige du passé
Car seule sa forme a changé
Le Fond Monétaire a pris le relais
Tes problèmes te paraissent distants
De ces de ces semblables lointains
Une même oppression nous unit
Contre ce système inhumain
Par ton soutien à l'humanitaire
Cautionne un monde de mort et de misère
Les tentacules du FMI
Dévastent des régions entières

Si tu veux être utile
Oublie les sacs de riz
Si tu veux être utile
Mets fin à cette supercherie
Si tu veux être utile
Envoie plutôt des caisses de fusils

Partout le système monétaire
Nous dépossède de nos terres
De la coïncidence de nos désirs
Notre pouvoir doit le faire taire
Là-bas, comme ici peu avant,
Les appareils d'États parasitaires
Répandent l'épidémie mortelle
Du capitalisme à l'échelle planétaire
Le combat continue ici
Le combat continue là-bas
Regarde ce qu'ils ont fait au Chiapas
Reprends ta vie, soutiens la Guérilla
Lutte au sein de ta métropole
Contre le poison libéral
Détruit l'idée de métropole
Détruit le monde colonial

Si tu veux être utile
Oublie les sacs de riz
Si tu veux être utile
Mets fin à cette supercherie
Si tu veux être utile
Envoie plutôt des caisses de fusils
August 11

Etat actuel de la "dette publique"

Selon le compteur de la dette publique ici : http://cluaran.free.fr/dette.html
La dette publique de la france est à l'heure actuelle de 1 246 252 millions d'euros, soit 1,24 mille milliards d'euros. Ca fait beaucoup. Payé comme je le suis actuellement, c'est-à-dire au lance-pierre (je suis stagiaire), il me faudrait 250 millions d'années pour la rembourser, à moi tout seul.
Ce qui fait très peur est surtout la vitesse à laquelle cette dete augmente. En effet, la budget de l'Etat est déficitaire : la dette augmente en permanence. En fait, ce sont seulement les intérêts de la dette actuelle qui pèsent sur une grosse partie du budget de l'Etat.
Mais alors, on court à la ruine ? où va l'argent ? Non, l'argent est simplement versé par l'Etat aux banques qui lui ont preté de l'argent. L'argent public sert à rembourser des emprunts toujours plus anciens. Curieusement, le remboursement de la dette par l'Etat correspond grosso modo à l'impôt sur le revenu. Or, on peut supposer que ce sont à peu près les mêmes personnes qui payent cet impôt, et celles qui possèdent les actions de ces banques. L'aristocratie, privée de ses privilèges, a retrouvé, deux siècles après la Révolution Française, le moyen de se soustraire à l'impôt.

Et pourquoi l'Etat continue-t-il d'emprunter ? Pourquoi pas une vraie politique de rigueur ?
Tout simplement parce que la situation n'est pas vraiment préoccupante. Certes, l'Etat français n'aura bientôt peut-être plus de liquidités pour honorer sa dette, mais cela concerne uniquement la finance dématérialisée.
La réalité, que personne n'ignore en regardant autour de lui, c'est que nous n'avons jamais été aussi riche. Comment peut-on à la fois être riche, et endetté ? Je ne suis pas économiste, et je peux me tromper de termes, mais il me semble que c'est une question de comparaison entre les dettes et les actifs.
Les actifs publics en france sont très élevés. Ils comprennent non seulement la valeur des entreprises publiques, mais également toutes les infrastructures et les propriétés de l'état. Selon l'article wikipedia sur la dette : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique#Dette_brute_et_dette_nette
le patrimoine de l'état (les actifs moins la dette) présente un solde positif à hauteur de 38% du PIB.

Mais il y a également, en plus des actifs publics, les actifs privés et les dettes privées. Si l'on ajoute les actifs, privés et publics, comparés aux dettes, publiques ou privées, il n'y a pas photo : nous ne sommes pas du tout ruinés. Ainsi, 12 millions de maisons individuelles représentent à elles seules le montant de la dette. Et la France comprend bien plus de richesses que les logements de ses habitants !

Toujours selon l'article de wikipedia, la dette intérieur brute (donc, sans tenir compte des actifs) en France est de 190% du PIB : 63% pour l'état, 78% pour les entreprises, 48% pour les ménages.
Mais l’ensemble de la dette des administrations publiques, de 1 150 milliards d'euros en 2006, équivaut à 55 % du patrimoine de celles-ci[13]. (merci wikipedia pour nous fournir la source de cette info)

Lors d'une émission "Duel sur la 3", un économiste avait parlé (désolé pour ce contenu évasif) d'un héritage publi (ou actif public, je ne sais pas) de 200 000 euros par français. Soit 10 fois le montant de la dette. Il avait expliqué qu'il n'était pas grave d'avoir une dette élevée, du moment que la richesse du pays était supérieure.
En effet, il vaut mieux avoir 1000 dollars dans son portefeuille et en devoir 100 à un voisin, plutôt que de n'en devoir que 10 mais de ne rien avoir.
Pourquoi ces considérations simpl(istes) ne sont pas abordées, lorseque l'on parle de dette publique ?
Parce que prétendue "dette publique" (dont on ne donne que la partie débitrice, et jamais la partie créditrice) est la meilleure excuse ("les caisses sont vides") pour justifier les politiques de rigueur : diminution du nombre de fonctionnaires, de la qualité et de la quantité des services publics, perte de pouvoir d'achat, diminution des retraites, de la couverture médicale, etc.

Le problème n'est donc pas tellement la dette, mais de ses intérêts  ... Pour de plus amples explications (et moins confuses que les miennes), lisez donc les articles de wikipedia s'y référant !

Ministère des Affaires Populaires - La chasse est ouverte

Le gibier sans-papier a du soucis à se faire
Le chasseur assermenté renifle les tanières
Le ministère de la chasse aux immigrés
A ordonné une battue brutale et sans pitié
Ils ont laché les chiens, les matraques et les Tasers
Opération Gestapo, nottoyage au Karcher
La nouvelle circulaire de la haine est très claire
C'est tout le monde dehors à coups de grosses Rangers.

Objectif vingt-cinq mille reconduites à la frontières
Ordre, sentence, décret du ministère
Fais sonner l'alerte, la chasse est ouvrerte
Plus rien ne les arrête, la chasse est ouverte
Objectif vingt-cinq mille reconduites à la frontières
Ordre, sentence, décret du ministère
Appel à résistance, la chasse est ouvrerte
C'est l'état d'urgence, la chasse est ouverte

Monsieur le Président a dit à Monsieur le Ministre
De dire à Monsieur le Préfet de faire péter les registres
De remplir les charters, les consignes sont très claires
A la porte, les métèques ! On veut que des peaux claires
Les ordres sont d'user de méthodes efficaces
Appel à délation pour expulser les sales races
Paris a des faux airs d'un Vichy sous occupation
Réminiscence d'une époque, le fantôme s'appelle Papon
La milice républicaine est passée à l'action
Elle a raflé les mômes dans les cours de récréation
Elle traque jusque dans les églises et les mosquées
Les usines, les gares, et les universités

Court, mon frère ! Court, ma soeur !
Court pour être libre, moi je sais que tu as peur !
Court dans l'indifférence du peuple de France
Ils ont voté, et maintenant : Silence !

Objectif vingt-cinq mille reconduites à la frontières
Ordre, sentence, décret du ministère
Fais sonner l'alerte, la chasse est ouvrerte
Plus rien ne les arrête, la chasse est ouverte
Objectif vingt-cinq mille reconduites à la frontières
Ordre, sentence, décret du ministère
Appel à résistance, la chasse est ouvrerte
C'est l'état d'urgence, la chasse est ouverte

Entendez-vous, citoyens, le cor de chasse qui sonne ?
Françaises, Français, entendez-vous l'hymne guerrier qui résonne ?
Au nom de la patrie des Droits de l'Homme, je décrète
Qu'en ce pays, la chasse à l'homme est désormais ouverte
Du premier janvier au trente-et-un décembre
Sachez chasser, comme bon vous semble
Chasse en pleine, chasse à court, chasse à l'appât
C'est chassé-croisé, les chasseurs accourent
Ca y est la chasse est lancée
Petit lapin, sort de ton terrier
Vers ton pays lointain on doit te faire retourner
Peu importe si là-bas c'est la mort qui t'attends, à six pieds sous terre
Hors-la-loi, hors de la loi, loin des yeux, loin du coeur, coeur de pierre
Court, court, tu peux toujours courir
Court, court, tu vas devoir partir
Court, court, on te suit à la trace
Quoiqu'il en soit, dans tous les cas faut que tu penses que c'est perdu d'avance
Il va falloir que tu y passes
Le capitaine de chasse, le garde-chasse, le lieutenant de chasse, tous sont sur la piste
C'est sur, tu risques d'y laisser des plumes
Il y a un contrat sur ta tête, petit bonhomme !

Objectif vingt-cinq mille reconduites à la frontières
Ordre, sentence, décret du ministère
Fais sonner l'alerte, la chasse est ouvrerte
Plus rien ne les arrête, la chasse est ouverte
Objectif vingt-cinq mille reconduites à la frontières
Ordre, sentence, décret du ministère
Appel à résistance, la chasse est ouvrerte
C'est l'état d'urgence, la chasse est ouverte

Un enfant vient de naître, la chasse est ouverte
Une femme se jette par la fenêtre, la chasse est ouverte
C'est la sortie de l'école, la chasse est ouverte
Au berceau, à l'hôpital, la chasse est ouverte
Aux armes, citoyens, la chasse est ouverte
Du premier au trente-et-un, la chasse est ouverte
Printemps, hiver, automne, été, la chasse est ouverte
Samedi, dimanche, et jours fériés, la chasse est ouverte

Objectif vingt-cinq mille reconduites à la frontières
Ordre, sentence, décret du ministère
Fais sonner l'alerte, la chasse est ouvrerte
Plus rien ne les arrête, la chasse est ouverte
Objectif vingt-cinq mille reconduites à la frontières
Ordre, sentence, décret du ministère
Appel à résistance, la chasse est ouvrerte
C'est l'état d'urgence, la chasse est ouverte
August 10

L'absentetion législatives

Cet article paru dans le Nouvel Obs en juin , raconte l'intervention d'un député PS, homonyme d'un député UMP, et du courrier qu'il a reçu par erreur ...

"OGM : Martin, du PS, confondu avec son homonyme UMP

Le socialiste Philippe Martin, homonyme d'un député UMP, a révélé lors de la séance de l'examen du projet de loi sur les OGM qu'il avait reçu des mails de l'UMP l'appelant à grossir les bancs mardi soir.L''examen du projet de loi sur les OGM mardi 8 avril au soir a donné lieu à la surprenante intervention d'un député PS. Philippe Martin, dont le nom est identique à un de ses collègues UMP, a révélé dans l'hémicycle avoir reçu un appel de l'UMP à grossir les bancs du parti pour cette séance.
"On sent que c'est un texte sur lequel le groupe UMP est en difficulté. Je vais vous en faire la démonstration, je vais vous l'expliquer. Il se trouve que je m'appelle Philippe Martin comme un collègue qui s'appelle également Philippe (Armand) Martin", a déclaré l'élu PS dans un rappel au règlement.

"Distances de contamination"

"De ce fait, depuis deux jours, je suis victime d'une 'contamination' de ma messagerie internet par le groupe UMP. Et voilà le texte que je reçois du groupe UMP: 'Bonsoir, le groupe est en difficulté, il n'y a pas assez de députés UMP sur les bancs. Aussi pourriez-vous vous rendre dans l'hémicycle le plus rapidement possible?'", a-t-il poursuivi.
Le député PS "demande que le groupe UMP respecte les 'distances de contamination' avec le groupe socialiste. Je réclame de la même manière qu'on puisse avoir un monde sans OGM, je veux pouvoir légiférer sans UMP", a conclu, sous les rires et les applaudissements de l'assistance, Philippe Martin, par ailleurs opposant aux OGM.
Selon le message internet, le courriel a été émis le 8 avril à 20h08, heures locales, juste après la levée de la séance de l'après-midi. (avec AFP)"
August 09

Un week-end dans la presse spectaculaire-marchande

Les titres des JT vendredi soir : Les Jeux Olympiques, le "petit Louis", et, ensuite seulement, la guerre en Ossétie.
Une analyse médiatique ? Je ne prétends pas savoir en effectuer correctement une, je dériverais inévitablement sur une analyse plus personelle, désolé.

1 : La disparition du "petit Louis".
Ca y est : on a retrouvé le "petit Louis". Contrairement à ce qu'a affirmé TF1 à la fin de son JT, il n'est pas mort.
Après le décès du petit Valentin, la disparition du petit Louis a été l'occasion pour les charognes médiatiques de se jetter un un fait divers particulièrement vendeur. Car, sans vouloir minimiser l'inquiétude de la famille, voire du village de l'enfant disparu, tout cela n'était qu'un fait divers. Un enfant disparaît, on s'imagine ce qu'il peut lui être arrivé, c'est normal. Mais pourquoi faire de ce fait divers un gros titre, devant une guerre en Géorgie qui est elle, une vraie information internationale ?
Bien entendu, un mort en France est bien plus importante que 1000 morts à l'étranger, même aussi près que le Caucase. Mais surtout, si les JT ont fait les gros titre de la disparition du "petit Louis", c'est bien sur parce que le sujet est vendeur, c'est-à-dire qu'il va intéresser les spectateurs, ou plutôt les clients, qui ne sont, on le sait depuis l'aveu du PDG de TF1, que des temps de cerveau disponible.
Une menace attire particulièrement l'attention des parents (et c'est compréhensible), mais il dénote également un aveuglement de la société. Si les JT privilégient telle ou telle information, c'est bien pour satisfaire une demande de leurs clients-téléspectateurs. Et ceux-ci ont bien davantage peur de l'énlèvement de leur enfant que d'une guerre (pas si) lointaine.
Et c'est oublier que les enlèvements d'enfants, si lâches et honteux soient-ils, restent rares, surmédiatisés, et qu'ils sont bien pratiques pour détourner l'attention des spectateurs de problèmes quotidiens, auxquels ils sont bel et bien confrontés en tant que parents. Surtout ne pas parler de la difficulté des familles dont les deux parents travaillent, et qui ont du mal à trouver quelqu'un pour garder leur enfant. Surtout ne pas parler de toutes ces femmes, encore considérés comme davantage responsable de l'éducation de leur enfant que le père, et qui subissent des difficultés supplémentaires, et des discriminaitions, pour trouver un travail et qui sont obligés, pour s'occuper de leurs enfants, de privilégier les temps partiels, ce qui les rend davantage précaires que leurs conjoints, et soumis ceux-ci. Surtout ne pas parler du prix élevé des couches, du pouvoir d'achat qui est problématique pour les parents également.

2. La guerre en Ossétie
La Géorgie est un très ancien pays, annexé à l'empire russe tsariste, redevenu indépendant à l'époque de la révolution bolchévique. Trois territoires de la Géorgie sont plus ou moins autonomes de facto : l'abkhazie, l'ossétie du sud, et un territoire musulman où ça se passe plutôt bien.
Car ici, pas question de défendre "l'occidental" contre "le musulman" : les catholiques géorgiens font la guerre aux orthodoxes russes.
Bien entendu, la région reste, comme les Balkans, le poitn de jonction de ces trois religions, et donc en fait une potentielle poudrière. Mais surtout, ce qui rend la situation tendue, c'est bel et bien la situation énergétique. Le Caucase est le passage obligé du gaz et du pétrole depuis la Mer Caspienne jusqu'à la Mer Noire. Les "occidentaux" veulent que les gazoducs passent par la géorgie, et les russes défendent celui passant par la Tchétchénie (qui est elle aussi contigûe à la Gérogie et aux Osséties, d'ailleurs).
La guerre qui se profile est donc avant tout un affrontement des enjeux économiques, pour le contrôle des ressources énergétiques, et qu'il faut bien utiliser toutes ces armes, fabriquées par les indsutries russes et occidentales. Et oui, c'est facile pour les pays membres de l'ONU de s'égosiller, bien à l'abri, en demandant aux deux parties de cesser le combar, tout en vendant des armes partout dans le monde, sur les fronts potentiels.
La guerre est une industrie comme une autre. Elle est très créatrice de richesses : fabrication et vente d'armes, nécéssité d'entretenir une armée, reconstruction et réarmement une fois le conflit terminé. Mais alors, la guerre serait une bonne chose ? Pourquoi s'en plait-on, pourquoi les gouvernements occidentaux appellent à la sortie de crise ?
N'oublions pas, que lors d'une guerre, ce sont toujours les peuples qui souffrent, qui meurent, qui perdent leurs maisons, leurs biens. Cette précarité dûe à la guerre est une manne, dans la période post-guerre, pour tous les profiteurs économiques.
Ainsi, alors que la guerre, malheureusement, ne fait que commencer, il est facile de prédire qui seront les vaincqueurs, et qui seront les vaincus. Les vaincqueurs seront les marchands d'armes de tout poils, russes, américains, et français, ainsi que leurs amis, étonnement placés à la tête des gouvernements. Car que ce soit aux USA, en Russie (et également en France !), les fabricants et vendeurs d'armes ne se cachent même plus d'être proches des gouvernants (Dassault, Lagardère, etc.).
Les vaincus seront les peuples. Car le propre de la guerre, et des armes qui y sont utilisés, est bien de mettre un terme précoce à la vie des populations, ou tout du moins de détruire ou confisquer leurs biens. Une fois de plus, ce sont les peuples qui souffriront, par l'intermédaire des militaires qui en sont issus (ceux qui s'entretuent, hein, pas les officiers qui donnent les ordres) et des populations qui subiront leurs exactions. Tout cela pour assurer les bénéfices de vendeurs d'armes et justifier l'augmentation des prix de l'énergie.

3. Les Jeux Olympiques
Pendant que l'on critique les nationalismes russes et géorgiens, nos sportifs s'en vont défiler, eux aussi sous les drapeau et les chants citoyens exhortant à répendre dans des sillons le sang des envahisseurs étrangers.
Contradictoire, n'est-ce-pas ? Mais ne mélangeons pas tout. Comme l'a dit un de nos sportifs : "je ne suis pas ici pour faire de la politique, mais du sport. Si j'avais voulu faire de la politique, j'aurais fait Science Po, et pas Sport Etudes !". Point extrème de l'abandon du pouvoir à une classe politique proche des industries guerrières. Messieurs les sportifs, vous pouvez vous abriter derrière la beauté du sport, mais votre volonté de dissocier le sport de la politique, alors même que le sport est devenu un spetacle détourné à des fins politiques et commerciales, vous rend complice. Pas seulement complice des "droits de l'homme au Tibet", mais bel et bien de tout ce qu'on fait subit aux populations sous prétexte sportif. Alors, messieurs les sportfis, vous pouvez dire ce que vous voulez, mais en participant à cette mascarade, en refusant de remettre en question les choix politiques de nos dirigeants, en vous ettant des oeillères sur tous les grands sujets de la politique, en donnant l'exemple aux masses sur la non-implication citoyenne dansla vie de ce monde, avec quoi êtes vous complices ?
Avec les 100 millions de dollars qu'on coûté les cérémonies d'ouverture des JO, pendant que les travailleurs migrants chinois ont construit ces infrastructures au prix de leurs vies (plusieurs dizaines de morts pendant les travaux, dûs aux cadances élevées) ?
Avec les petits asiatiques fabriquant avec leurs petites mains vos baskets, vos maillots, portés par les sportifs mais surtout par les fans, et achetés à un prix 100 fois plus élevés que leur coût de fabrication ?
Avec les sportifs contrôlés positifs au dopage avant même le début des Jeux ?
Avec les enfants élevés comme des bêtes, dès leurs plus jeune âge, dans l'espoir d'en faire des performeurs, alors même que lespopulations n'ont pas accès à la pratique de la plupart des sports ?
Avec le fric inimaginable brassé par les JO, pour "dynamiser l'économie du pays", encore une façon de piquer l'argent du prolo sous prétexte de soutien à l'équipe nationale ? Les JO génèrent des bénéfices, oui, mais pour qui ???

Au final, ce week-end, dans vos télévisions : de la sécurité, des guerres économiques (et pas impérialistes !), du "gentil" nationalisme sportif très rentable. Alors, chers (télé-)spectateurs, allumez vos postes de télévision, et circulez. Y'a rien à voir.
August 08

Nono futur - Travail Famille Suicide

La statue de Lénine à l'entrée de la mine
La photo de Jacques Mesrine sur le mur de la cuisine
Dans le fond toujours les même pour croire au Père Noël
Frappés de blasphème à vivre si loin du ciel
Passe la silicose et restent les kolkhozes
Plus pour extraire le coke mais soustraire des allocs
Depuis l'exode rural grâce au progès social
Il a le droti au bonheur et au confort moderne
Au papier de couleur dans son HLM
A des pots de fleurs pendus aux lanternes
Aux chips à l'ancienne qu'on ouvre sans peine
Aux séances de muscu au foyer Robert Hue
Accro au jardinage au 23ème étage
Il regarde pousser son gazon à la télévision

Son fils promène ses NAC quand grimpe le NASDAC
Grâce à fistfuck.com il vit dans les DOM-TOM
Sa fille c'est port'in wak destination PROZAC
Nue sur les éclats de verre elle inhale de l'éther
Sa femme roule au Jack sa cervelle est en vrac
Depuis les coups de matraque en 68 au Larzac
Mais qu'est ce qu'elle s'imagine, à poil dans la cuisine
Y'a plus que son docteur qui la touche, elle en pleure
Elle a bu l'eau des fleurs pour quitter cette planète
Y a-t'il un monde meilleur, la tête dans les toilettes
Son frère est névropathe, il dort avec sa batte
Il peint des oiseaux morts, et n'aime pas son corps

Grand-Père était un ange, à 100 pieds de la fange
Dans la LuftWaffe, il mettait le feu
En mai, le bruit des bottes le rend nostalgique
Des attaques en rase-mottes dans son Messerschimdt
Grand-Mère, à l'époque, faisait pas des confitures
Mais des électrochocs, elle pratiquait la torture
Le dos contre le mur, c'était une sinécure
Elle balancait la sauce, il pleuvait des bastos

La droite voudrait qu'il trime, qu'il rapporte de l'argent
La gauche veut une victime ou un résistant,
Une statistique bourrée d'anxiolytique
Le soldat inconnu à l'Armée du Salut
On fait un syndicat, pour s'unir contre quoi
Le patron est un ami, il est au RMI
Où sont les bourreaux, où sont les pourceaux
C'est les ordinateurs qui relèvent les compteurs
Même la guerre civile c'est des parts de marché
Que l'industrie textile nous rende le Che
Non rien n'a changé depuis Jésus Christ
Les rebelles mortifiés, c'est du pain béni
Les bourgeois assassinent, et puis récupèrent
Séchés en vitrine, les héros populaires

Pour rester sur le green un œil sur la piscine
Une main sur la croix l’autre sur le Beretta
Quand l’une écrit les lois « bienvenue à Fleury »
L’autre donne l’au-delà « et spiritus sancti »
Ils envoient les gueux faire tourner les machines
S’étriper entre eux sauter sur des mines
Dans un AMX30 ou dans un char Leclerc
Vivre de ses rentes ou partir à la guerre
Quand les petits soldats meurent pour la patrie
Leur chef d’état déjeune avec l’ennemi

[La machine aurait pu libérer l'homme des travaux pénibles, et lui offrir un temps libre, comme une richesse à cultiver. Au lieu de quoi, on a enfermé les hommes dans l'inactivité, ou dans l'exploitation.
]

Pour nous faire trimer, il y a la constitution
Pour nous faire crever, il y a la nation
Pour nous faire penser, il y a les prisons
Pour tout avaler, il y a la religion

[Ce pays n'est pas le pays du fromage, ce pays est comme un fromage. Un gros camembert qui pue. Avec plein d'asticots grouillant à l'intérieur. Des petits asticots blancs, bien collabos. Heureusement pour le reste de la planète, ce fromage n'est pas très grand. Et ces asticots, aussi méchants que trouillards, n'en sortent pas, car ils savent qu'ils seraient vite écrasés. Le seul truc qui s'échappe un peu de ce fromage, c'est cette puanteur rance que les asticots appellent culture, et qui pue la mort. Malheureusement pour moi, je suis né dans ce fromage, et je vais certainement mourir dedans.]
May 30

Sin Dios - Inmigrante illegal

Inmigrante ilegal, obligad@ a dejar a su tierra y su familia,
por el hambre y la represión.
Las puertas al "mundo libre" están cerradas, y si logras pasar
La ley blanca del racismo te echará a la marginación.
¡culpable! No eres blanco.
¡culpable! De ser pobre.
Un inmigrante es tu amigo, tu enemigo es el capital.
Las razas no nos separan, nos separa la clase social.
Las razas no nos separan, nos separa la clase social.
Una inmigrante es tu amiga, tu enemigo es el kkkapital.
Situación de crisis, el paro y la droga alimentan el odio racial.
Quieren dividirnos y que nos odiemos
Para seguir con la explotación.
Luchemos herman@s de todas las razas
Luchemos contra la agresión.
Con la xenofobia ganan los de arriba, nunca tu.
Esta historia no tiene final, si no hacemos nada por cambiar.
Acabemos con la expulsión, las leyes de extranjería.
La fuerza de nuestra lucha es la solidaridad,
Luchemos por un futuro que no sea blanco sino de color.
¡culpable! No eres blanca.
¡culpable! De ser pobre.
¡RACISMO NO!
April 19

Françafrique

"Réveillez-vous!

La politique France Africa
C'est du blaguer tuer
Blaguer tuer
La politique Amerique Africa
C'est du blaguer et tuer
Blaguer et tuer

Ils nous vendent des armes
Pendant que nous nous battons
Ils pillent nos richesses
Et se disent être surpris de voir l'Afrique toujours en guerre
Ils ont brûlé le Congo
Enflammé l'Angola
Ils ont ruiné le Gabon
Ils ont brûlé Kinshasa

Ils cautionnent la dictature
Tout ça pour nous affamer
Ils pillent nos richesses
Pour nous enterrer vivants
Ils ont brûlé le Congo
Enflammé l'Angola
Ils ont brûlé Kinshasa
Ils ont brûlé le Rwanda

Réveillez-vous!

Blaguer tuer Babylone est très habile
Blaguer tuer vigilance et résistance
O'ka Sierra Leonedéniou boro tégué (Ils ont amputé les enfants en Sierra Leone)
Ka Libéria déniou mutilés (Ceux du Libéria ont été mutilés)
O'ka Angola déniou boro tégué (Ils ont amputé les enfants en Angola)
O'ka Sierra Leone déniou boro tégué (Ils ont amputé les enfants en Sierra Leone)

Blaguer tuer
Ils vont nous blaguer tuer
Blaguer tuer
Ils veulent nous blaguer tuer
Blaguer tuer
Toubabou vont nous blaguer tuer
Blaguer tuer
Ils veulent nous blaguer tuer

Blaguer tuer Blaguer tuer
Ils veulent nous blaguer tuer blaguer tuer
Réveillez-vous Blaguer tuer
Ils veulent nous blaguer tuer Blaguer tuer
Réveillez-vous Blaguer tuer
Vigilance et résistance Blaguer tuer......"


«  Après l'abolition de l'esclavage
Ils ont créé la colonisation
Lorsque l'on a trouvé la solution,
Ils ont créé la coopération
Comme on dénonce cette situation.
Ils ont créé la mondialisation
Et sans expliquer la mondialisation,
C'est Babylone* qui nous exploite » (Babylone = occident matérialiste)

En a-t-on fini avec le néo-colonialisme ?

Thomas Sankara : une parole toujours vivante

Discours de Thomas Sanakara devant la 39ème assemblée générale des Nations Unies, le 4 octobre 1984.  Quand on lit son discours, il n'est pas étonannt qu'il ait été assassiné, par son bars droit. Les pays ex-colonialistes ne pouvant pas permettre que l'Afrique s'organise, et exploite elle-même ses richesses naturelles et ses possibilités industrielles. C'est donc tout naturellement que Sankara a été assassiné.

"La Liberté se conquiert
Monsieur le Président, Monsieur le secrétaire Général, Honorables représentants de la Communauté internationale

Je viens en ces lieux vous apporter le salut fraternel d’un pays de 274000 km², où sept millions d’enfants, de femmes et d’hommes, refusent désormais de mourir d’ignorance, de faim, de soif, tout en n’arrivant pas à vivre véritablement depuis un quart de siècle d’existence comme Etat souverain, siégeant à l’ONU. Je viens à cette Trente-neuvième session vous parler au nom d’un peuple qui, sur la terre de ses ancêtres, a choisi, dorénavant de s’affirmer et d’assumer son histoire, dans ses aspects positifs, comme dans ses aspects négatifs, sans complexe aucun.
Je viens enfin, mandaté par le Conseil National de la Révolution (CNR) du Burkina Faso, pour exprimer les vues de mon peuple concernant les problèmes inscrits à l’ordre du jour, et qui constituent la trame tragique des évènements qui fissurent douloureusement les fondements du monde en cette fin du vingtième siècle. Un monde où l’humanité est transformée en cirque, déchirée par les luttes entre les grands et les semi-grands, battue par les bandes armées, soumise aux violences et aux pillages. Un monde où des nations, se soustrayant à la juridiction internationale, commandent des groupes hors-la-loi, vivant de rapines, et organisant d’ignobles trafics, le fusil à la main.

Monsieur le Président, Je n’ai pas ici la prétention d’énoncer des dogmes. Je ne suis ni un messie ni un prophète. Je ne détiens aucune vérité. Ma seule ambition est une double aspiration : premièrement, pouvoir, en langage simple, celui de l’évidence et de la clarté, parler au nom de mon peuple, le peuple du Burkina Faso ; deuxièmement, parvenir à exprimer aussi, à ma manière, la parole du "Grand peuple des déshérités", ceux qui appartiennent à ce monde qu’on a malicieusement baptisé Tiers Monde. Et dire, même si je n’arrive pas à les faire comprendre, les raisons que nous avons de nous révolter.

Tout cela dénote de l’intérêt que nous portons à l’ONU, les exigences de nos droits y prenant une vigueur et la rigueur de la claire conscience de nos devoirs.

Nul ne s’étonnera de nous voir associer l’ex Haute-Volta, aujourd’hui le Burkina Faso, à ce fourre-tout méprisé, le Tiers Monde, que les autres mondes ont inventé au moment des indépendances formelles pour mieux assurer notre aliénation culturelle, économique et politique. Nous voulons nous y insérer sans pour autant justifier cette gigantesque escroquerie de l’Histoire. Encore moins pour accepter d’être "l’arrière monde d’un Occident repu". Mais pour affirmer la conscience d’appartenir à un ensemble tricontinental et admettre, en tant que non-alignés, et avec la densité de nos convictions, qu’une solidarité spéciale unit ces trois continents d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique dans un même combat contre les mêmes trafiquants politiques, les mêmes exploiteurs économiques.

Reconnaître donc notre présence au sein du Tiers Monde c’est, pour paraphraser José Marti, "affirmer que nous sentons sur notre joue tout coup donné à n’importe quel homme du monde". Nous avons jusqu’ici tendu l’autre joue. Les gifles ont redoublées. Mais le cœur du méchant ne s’est pas attendri. Ils ont piétiné la vérité du juste. Du Christ ils ont trahi la parole. Ils ont transformé sa croix en massue. Et après qu’ils se soient revêtus de sa tunique, ils ont lacéré nos corps et nos âmes. Ils ont obscurci son message. Ils l’ont occidentalisé cependant que nous le recevions comme libération universelle. Alors, nos yeux se sont ouverts à la lutte des classes. Il n’y aura plus de gifles.

Il faut proclamer qu’il ne peut y avoir de salut pour nos peuples que si nous tournons radicalement le dos à tous les modèles que tous les charlatans de même acabit ont essayé de nous vendre vingt années durant. Il ne saurait y avoir pour nous de salut en dehors de ce refus là. Pas de développement en dehors de cette rupture.

Du reste, tous les nouveaux "maîtres-à-penser" sortant de leur sommeil, réveillés par la montée vertigineuse de milliards d’hommes en haillons, effrayés par la menace que fait peser sur leur digestion cette multitude traquée par la faim, commencent à remodeler leurs discours et, dans une quête anxieuse, recherchent une fois de plus en nos lieu et place, des concepts-miracles, de nouvelles formes de développement pour nos pays. Il suffit pour s’en convaincre de lire les nombreux actes des innombrables colloques et séminaires.

Loin de moi l’idée de tourner en ridicule les efforts patients de ces intellectuels honnêtes qui, parce qu’ils ont des yeux pour voir, découvrent les terribles conséquences des ravages imposés par lesdits "spécialistes" en développement dans le Tiers Monde. La crainte qui m’habite c’est de voir les résultats de tant d’énergies confisquées par les Prospéro de tout genre pour en faire la baguette magique destinée à nous renvoyer à un monde d’esclavage maquillé au goût de notre temps.

Cette crainte se justifie d’autant plus que la petite bourgeoisie africaine diplômée, sinon celle du Tiers Monde, soit par paresse intellectuelle, soit plus simplement parce qu’ayant goûté au mode de vie occidental, n’est pas prête à renoncer à ses privilèges. De ce fait, elle oublie que toute vraie lutte politique postule un débat théorique rigoureux et elle refuse l’effort de réflexion qui nous attend. Consommatrice passive et lamentable, elle se regorge de vocables fétichisés par l’Occident comme elle le fait de son whisky et de son champagne, dans ses salons à l’harmonie douteuse.

On recherchera en vain depuis les concepts de négritude ou d’"African Personality" marqués maintenant par les temps, des idées vraiment neuves issues des cerveaux de nos "grands" intellectuels. Le vocabulaire et les idées nous viennent d’ailleurs. Nos professeurs, nos ingénieurs et nos économistes se contentent d’y adjoindre des colorants parce que, des universités européennes dont ils sont les produits, ils n’ont ramené souvent que leurs diplômes et le velours des adjectifs ou des superlatifs.

Il est nécessaire, il est urgent que nos cadres et nos travailleurs de la plume apprennent qu’il n’y a pas d’écriture innocente. En ces temps de tempêtes, nous ne pouvons laisser à nos seuls ennemis d’hier et d’aujourd’hui, le monopole de la pensée, de l’imagination et de la créativité. Il faut, avant qu’il ne soit trop tard, car il est déjà trop tard, que ces élites, ces hommes de l’Afrique, du Tiers Monde, reviennent à eux-mêmes, c’est-à-dire à leur société, à la misère dont nous avons hérité pour comprendre non seulement que la bataille pour une pensée au service des masses déshéritées n’est pas vaine, mais qu’ils peuvent devenir crédibles sur le plan international, qu’en inventant réellement, c’est-à-dire, en donnant de leurs peuples une image fidèle. Une image qui leur permette de réaliser des changements profonds de la situation sociale et politique, susceptibles de nous arracher à la domination et à l’exploitation étrangères qui livrent nos Etats à la seule perspective de la faillite.

C’est ce que nous avons perçu, nous, peuple burkinabè, au cours de cette nuit du 4 août 1983, aux premiers scintillements des étoiles dans le ciel de notre Patrie. Il nous fallait prendre la tête des jacqueries qui s’annonçaient dans les campagnes affolées par l’avancée du désert, épuisées par la faim et la soif et délaissées. Il nous fallait donner un sens aux révoltes grondantes des masses urbaines désoeuvrées, frustrées et fatiguées de voir circuler les limousines des élites aliénées qui se succédaient à la tête de l’Etat et qui ne leur offraient rien d’autre que les fausses solutions pensées et conçues par les cerveaux des autres. Il nous fallait donner une âme idéologique aux justes luttes de nos masses populaires mobilisées contre l’impérialisme monstrueux. A la révolte passagère, simple feu de paille, devait se substituer pour toujours la révolution, lutte éternelle contre la domination.

D’autres avant moi ont dit, d’autres après moi diront à quel point s’est élargi le fossé entre les peuples nantis et ceux qui n’aspirent qu’à manger à leur faim, boire à leur soif, survivre et conserver leur dignité. Mais nul n’imaginera à quel point " le grain du pauvre a nourri chez nous la vache du riche".

Dans le cas de l’ex Haute Volta, le processus était encore plus exemplaire. Nous étions la condensation magique, le raccourci de toutes les calamités qui ont fondu sur les pays dits "en voie de développement". Le témoignage de l’aide présentée comme la panacée et souvent trompetée, sans rime ni raison, est ici éloquent. Très peu sont les pays qui ont été comme le mien inondés d’aides de toutes sortes. Cette aide est en principe censée œuvrer au développement. On cherchera en vain dans ce qui fut autrefois la Haute-Volta, les singes de ce qui peut relever d’un développement. Les hommes en place, soit par naïveté, soit par égoïsme de classe, n’ont pas pu on n’ont pas voulu maîtriser cet afflux extérieur, en saisir la portée et exprimer des exigences dans l’intérêt de notre peuple.

Analysant un tableau publié en 1983 par le Club du Sahel, Jacques Giri dans son ouvrage "Le Sahel Demain", conclut avec beaucoup de bon sens que l’aide au Sahel, à cause de son contenu et des mécanismes en place, n’est qu’une aide à la survie. Seuls, souligne-t-il, 30 pour cent de cette aide permet simplement au Sahel de vivre. Selon Jacques Giri, cette aide extérieure n’aurait d’autres buts que de continuer à développer les secteurs improductifs, imposant des charges intolérables à nos petits budgets, désorganisant nos campagnes, creusant les déficits de notre balance commerciale, accélérant notre endettement.

Juste quelques clichés pour présenter l’ex Haute-Volta :

- 7 millions d’habitants, avec plus de 6 millions de paysannes et de paysans

- Un taux de mortalité infantile estimé à 180 pour mille

- Une espérance de vie se limitant à 40 ans

- Un taux d’analphabétisme allant jusqu’à 98 pour cent, si nous concevons l’alphabétisé comme celui qui sait lire, écrire et parler une langue.

- Un médecin pour 50000 habitants

- Un taux de scolarisation de 16 pour cent

- et enfin un produit intérieur brut par tête d’habitant de 53356 francs CFA soit à peine plus de 100 dollars.

Le diagnostic à l’évidence, était sombre. La source du mal était politique. Le traitement ne pouvait qu’être politique.

Certes nous encourageons l’aide qui nous aide à nous passer de l’aide. Mais en général, la politique d’assistance et d’aide n’a abouti qu’à nous désorganiser, à nous asservir, à nous déresponsabiliser dans notre espace économique, politique et culturel.

Nous avons choisi de risquer de nouvelles voies pour être plus heureux. Nous avons choisi de mettre en place de nouvelles techniques.

Nous avons choisi de rechercher des formes d’organisation mieux adaptées à notre civilisation, rejetant de manière abrupte et définitive toutes sortes de diktats extérieurs, pour créer ainsi les conditions d’une dignité à la hauteur de nos ambitions. Refuser l’état de survie, desserrer les pressions, libérer nos campagnes d’un immobilisme moyenâgeux ou d’une régression, démocratiser notre société, ouvrir les esprits sur un univers de responsabilité collective pour oser inventer l’avenir. Briser et reconstruire l’administration à travers une autre image du fonctionnaire, plonger notre armée dans le peuple par le travail productif et lui rappeler incessamment que sans formation patriotique, un militaire n’est qu’un criminel en puissance. Tel est notre programme politique.

Au plan de la gestion économique, nous apprenons à vivre simplement, à accepter et à nous imposer l’austérité afin d’être à même de réaliser de grands desseins.

Déjà, grâce à l’exemple de la Caisse de solidarité nationale, alimentée par des contributions volontaires, nous commençons à répondre aux cruelles questions posées par la sécheresse. Nous avons soutenu et appliqué les principes d’Alma-Ata en élargissant le champ des soins de santé primaires. Nous avons fait nôtre, comme politique d’Etat, la stratégie du GOBI FFF, préconisée par l’UNICEF.

Par l’intermédiaire de l’Office du Sahel des Nations Unies (OSNU), nous pensons que les Nations unies devraient permettre aux pays touchés par la sécheresse la mise sur pied d’un plan moyen et long termes afin de parvenir à l’autosuffisance alimentaire.

Pour préparer le vingt et unième siècle, nous avons, par la création d’une tranche spéciale de la Tombola, "Instruisons nos enfants", lancé une campagne immense pour l’éducation et la formation de nos enfants dans une école nouvelle. Nous avons lancé à travers l’action salvatrice des Comités de Défense de la Révolution un vaste programme de construction de logements sociaux, 500 en trois mois, de routes, de petites retenues d’eau etc… Notre ambition économique est d’œuvrer pour que le cerveau et les bras de chaque burkinabè puissent au moins lui servir à inventer et à créer de quoi s’assurer deux repas par jour et de l’eau potable.

Nous jurons, nous proclamons, que désormais au Burkina Faso, plus rien ne se fera sans la participation des burkinabè. Rien qui n’ait été au préalable décidé par nous, élaboré par nous. Il n’y aura plus d’attentat à notre pudeur et à notre dignité.

Forts de cette certitude, nous voudrions que notre parole s’élargisse à tous ceux qui souffrent dans leur chair, tous ceux qui sont bafoués dans leur dignité d’homme par un minorité d’hommes ou par un système qui les écrase.

Permettez, vous qui m’écoutez, que je le dise : je ne parle pas seulement au nom du Burkina Faso tant aimé mais également au nom de tous ceux qui ont mal quelque part.

Je parle au nom de ces millions d’êtres qui sont dans les ghettos parce qu’ils ont la peau noire ou qu’ils sont de culture différente et bénéficient d’un statut à peine supérieur à celui d’un animal.

Je souffre au nom des Indiens massacrés, écrasés, humiliés et confinés depuis des siècles dans des réserves afin qu’ils n’aspirent à aucun droit et que leur culture ne puisse s’enrichir en convolant en noces heureuses au contact d’autres cultures, y compris celle de l’envahisseur.

Je m’exclame au nom des chômeurs d’un système structurellement injuste et conjoncturellement désaxé, réduits à ne percevoir de la vie que le reflet de celle des plus nantis.

Je parle au nom des femmes du monde entier, qui souffrent d’un système d’exploitation imposé par les mâles. Pour ce qui nous concerne, nous sommes prêts à accueillir toutes les suggestions du monde entier, nous permettant de parvenir à l’épanouissement total de la femme burkinabè. En retour, nous donnons en partage à tous les pays, l’expérience positive que nous entreprenons avec des femmes désormais présentes à tous les échelons de l’appareil de l’État et de la vie sociale au Burkina Faso. Des femmes qui luttent et proclament avec nous, que l’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère et nous en appelons à toutes nos sœurs de toutes les races pour qu’elles montent à l’assaut pour la conquête de leurs droits.

Je parle au nom des mères de nos pays démunis, qui voient mourir leurs enfants de paludisme ou de diarrhée, ignorant qu’il existe, pour les sauver, des moyens simples que la science des multinationales ne leur offre pas, préférant investir dans les laboratoires de cosmétiques et dans la chirurgie esthétique pour les caprices de quelques femmes ou d’hommes dont la coquetterie est menacée par les excès de calories de leurs repas trop riches et d’une régularité à vous donner, non, plutôt à nous donner, à nous autres du Sahel, le vertige. Ces moyens simples recommandés par l’OMS et l’UNICEF, nous avons décidé de les adopter et de les populariser.

Je parle aussi au nom de l’enfant. L’enfant du pauvre, qui a faim et qui louche furtivement vers l’abondance amoncelée dans une boutique pour riches. La boutique protégée par une vitre épaisse. La vitre défendue par une grille infranchissable. Et la grille gardée par un policier casqué, ganté et armé de matraque. Ce policier, placé là par le père d’un autre enfant qui viendra se servir ou plutôt se faire servir parce que représentant toutes les garanties de représentativité et de normes capitalistiques du système.

Je parle au nom des artistes (poètes, peintres, sculpteur, musiciens, acteurs), hommes de bien qui voient leur art se prostituer pour l’alchimie des prestidigitations de show-business.

Je crie au nom des journalistes qui sont réduits soit au silence, soit au mensonge pour ne pas subir les dures lois du chômage.

Je proteste au nom des sportifs du monde entier dont les muscles sont exploités par les systèmes politiques ou les négociants de l’esclavage modernes.

Mon pays est un concentré de tous les malheurs des peuples, une synthèse douloureuse de toutes les souffrances de l’humanité, mais aussi et surtout des espérances de nos luttes. C’est pourquoi je vibre naturellement au nom des malades qui scrutent avec anxiété les horizons d’une science accaparée par les marchands de canons. Mes pensées vont à tous ceux qui sont touchés par la destruction de la nature et à ces trente millions d’hommes qui vont mourir comme chaque année, abattus par la redoutable arme de la faim.

Militaire, je ne peux oublier ce soldat obéissant aux ordres, le doigt sur la détente, et qui sait que la balle qui va partir ne porte que le message de la mort.

Enfin, je veux m’indigner en pensant aux Palestiniens qu’une humanité inhumaine a choisi de substituer à un autre peuple, hier encore martyrisé. Je pense à ce vaillant peuple palestinien, c’est-à-dire à ces familles atomisées errant de par le monde en quête d’un asile. Courageux, déterminés, stoïques et infatigables, les Palestiniens rappellent à chaque conscience humaine la nécessité et l’obligation morale de respecter les droits d’un peuple : avec leurs frères juifs, ils sont antisionistes.

Aux côtés de mes frères soldats de l’Iran et de l’Irak, qui meurent dans une guerre fratricide et suicidaire, je veux également me sentir proche des camarades du Nicaragua dont les ports sont minés, les villes bombardées et qui, malgré tout, affrontent avec courage et lucidité leur destin. Je souffre avec tous ceux qui, en Amérique latine, souffrent de la mainmise impérialiste.

Je veux être aux côtés des peuples afghan et irlandais, aux côtés des peuples de Grenade et de Timor Oriental, chacun à la recherche d’un bonheur dicté par la dignité et les lois de sa culture.

Je m’élève ici au nom des tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils pourront faire entendre leur voix et la faire prendre en considération réellement. Sur cette tribune beaucoup m’ont précédé, d’autres viendront après moi. Mais seuls quelques uns feront la décision. Pourtant nous sommes officiellement présentés comme égaux. Eh bien, je me fais le porte voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre. Oui je veux donc parler au nom de tous les "laissés pour compte" parce que "je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger".

Notre révolution au Burkina Faso est ouverte aux malheurs de tous les peuples. Elle s’inspire aussi de toutes les expériences des hommes depuis le premier souffle de l’Humanité. Nous voulons être les héritiers de toutes les révolutions du monde, de toutes les luttes de libération des peuples du Tiers Monde. Nous sommes à l’écoute des grands bouleversements qui ont transformé le monde. Nous tirons des leçons de la révolution américaine, les leçons de sa victoire contre la domination coloniale et les conséquences de cette victoire. Nous faisons nôtre l’affirmation de la doctrine de la non-ingérence des Européens dans les affaires américaines et des Américains dans les affaires européennes. Ce que Monroe clamait en 1823, « L’Amérique aux Américains », nous le reprenons en disant « l’Afrique aux Africains », « Le Burkina aux Burkinabè ». La Révolution française de 1789, bouleversant les fondements de l’absolutisme, nous a enseigné les droits de l’homme alliés aux droits des peuples à la liberté. La grande révolution d’octobre 1917 a transformé le monde, permis la victoire du prolétariat, ébranlé les assises du capitalisme et rendu possible les rêves de justice de la Commune française.

Ouverts à tous les vents de la volonté des peuples et de leurs révolutions, nous instruisant aussi de certains terribles échecs qui ont conduits à de tragiques manquements aux droits de l’homme, nous ne voulons conserver de chaque révolution, que le noyau de pureté qui nous interdit de nous inféoder aux réalités des autres, même si par la pensée, nous nous retrouvons dans une communauté d’intérêts.

Monsieur les Président,

Il n’y a plus de duperie possible. Le Nouvel Ordre Economique Mondial pour lequel nous luttons et continuerons à lutter, ne peut se réaliser que :

- si nous parvenons à ruiner l’ancien ordre qui nous ignore,

- si nous imposons la place qui nous revient dans l’organisation politique du monde,

- si, prenant conscience de notre importance dans le monde, nous obtenons un droit de regard et de décision sur les mécanismes qui régissent le commerce, l’économie et la monnaie à l’échelle planétaire.

Le Nouvel Ordre Economique international s’inscrit tout simplement, à côté de tous les autres droits des peuples, droit à l’indépendance, au libre choix des formes et de structures de gouvernement, comme le droit au développement. Et comme tous les droits des peuples, il s’arrache dans la lutte et par la lutte des peuples. Il ne sera jamais le résultat d’un acte de la générosité d’une puissance quelconque.

Je conserve en moi la confiance inébranlable, confiance partagée avec l’immense communauté des pays non-alignés, que sous les coups de boutoir de la détresse hurlante de nos peuples, notre groupe va maintenir sa cohésion, renforcer son pouvoir de négociation collective, se trouver des alliés parmi les nations et commencer, de concert avec ceux qu peuvent encore nous entendrez, l’organisation d’un système de relations économiques internationales véritablement nouveau.

Monsieur le Président,

Si j’ai accepté de me présenter devant cette illustre assemblée pour y prendre la parole, c’est parce que malgré les critiques qui lui sont adressées par certains grands contributeurs, les Nations Unies demeurent la tribune idéale pour nos revendications, le lieu obligé de la légitimité des pays sans voix.

C’est cela qu’exprime avec beaucoup de justesse notre Secrétaire général lorsqu’il écrit :

"L’organisation des Nations Unies est unique en ce qu’elle reflète les aspirations et les frustrations de nombreux pays et gouvernements du monde entier. Un de ses grands mérites est que toutes les Nations, y compris celles qui sont faibles, opprimées ou victimes de l’injustice, (il s’agit de nous), peuvent, même lorsqu’elles sont confrontées aux dures réalités du pouvoir, y trouver une tribune et s’y faire entendre. Une cause juste, même si elle ne rencontre que revers ou indifférence, peut trouver un écho à l’Organisation des Nations Unies ; cet attribut de l’Organisation n’est pas toujours prisé, mais il n’en est pas moins essentiel".

On ne peut mieux définir le sens et la portée de l’Organisation.

Aussi est-il, pour chacun de nous, un impératif catégorique de consolider les assises de notre Organisation, de lui donner les moyens de son action. Nous adoptons en conséquence, les propositions faîtes à cette fin par le Secrétaire Général, pour sortir l’Organisation des nombreuses impasses, soigneusement entretenues par le jeu des grandes puissances afin de la discréditer aux yeux de l’opinion publique.

Monsieur le Président,

Reconnaissant les mérites mêmes limités de notre Organisation, je ne peux que me réjouir de la voir compter de nouveaux adhérents. C’est pourquoi la délégation burkinabè salue l’entrée du 159ème membre de notre Organisation : l’Etat du Brunei Darussalam.

C’est la déraison de ceux entre les mains desquelles la direction du monde es tombée par le hasard des choses qui fait l’obligation au Mouvement des pays non alignés, auquel je l’espère, se joindra bientôt l’Etat du Brunei Darussalam, de considérer comme un des objectifs permanents de sa lutte, le combat pour le désarmement qui est un des aspects essentiels et une condition première de notre droit au développement.

Il faut, à notre avis des études sérieuses prenant en compte tous les éléments qui ont conduit aux calamités qui ont fondu sur le monde. A ce titre, le Président Fidel Castro en 1979, a admirablement exprimé notre point de vue à l’ouverture du sixième sommet des Pays non alignés lorsqu’il déclarait :

"Avec 300 milliards de dollars, on pourrait construire en un an 600000 écoles pouvant recevoir 400 millions d’enfants ; ou 60 millions de logements confortables pour 300 millions de personnes ; ou 30000 hôpitaux équipés de 18 millions de lits ; ou 20000 usines pouvant employer plus de 20 millions de travailleurs ou irriguer 150 millions d’hectares de terre qui, avec les moyens techniques adéquats pourraient alimenter un milliard de personnes…"

En multipliant aujourd’hui ce chiffre par 10, je suis certainement en deçà de la réalité, on réalise ce que l’Humanité gaspille tous les ans dans le domaine militaire, c’est-à-dire contre la paix.

On perçoit aisément pourquoi l’indignation des peuples se transforme rapidement en révolte et en révolution devant les miettes qu’on leur jette sous la forme ignominieuse d’une certaine "aide", assortie de conditions parfois franchement abjectes. On comprend enfin pourquoi dans le combat pour le développement, nous nous désignons comme des militants inlassables de la paix.

Nous faisons le serment de lutter pour atténuer les tensions, introduire les principes d’une vie civilisée dans les relations internationales et les étendre à toutes les parties du monde. Ce qui revient à dire que nous ne pouvons assister passifs, au trafic des concepts.

Nous réitérons notre résolution d’être des agents actifs de la paix ; de tenir notre place dans le combat pour le désarmement ; d’agir enfin dans la politique internationale comme le facteur décisif, libéré de toute entrave vis-à-vis de toutes les grandes puissances, quels que soient les projets de ces dernières.

Mais la recherche de la paix va de pair avec l’application ferme du droit des pays à l’indépendance, des peuples à la liberté et des nations à l’existence autonome. Sur ce point, le palmarès le plus pitoyable, le plus lamentable _ oui, le plus lamentable_ est détenu au Moyen Orient en termes d’arrogance, d’insolence et d’incroyable entêtement par un petit pays, Israël, qui, depuis, plus de vingt ans, avec l’inqualifiable complicité de son puissant protecteur les Etats-Unis, continue à défier la communauté internationale.

Au mépris d’une histoire qui hier encore, désignait chaque Juif à l’horreur des fours crématoires, Israël en arrive à infliger à d’autres ce qui fut son propre calvaire. En tout état de cause, Israël dont nous aimons le peuple pour son courage et ses sacrifices d’hier, doit savoir que les conditions de sa propre quiétude ne résident pas dans sa puissance militaire financée de l’extérieur. Israël doit commencer à apprendre à devenir une nation comme les autres, parmi les autres.

Pour l’heure, nous tenons à affirmer du haut de cette tribune, notre solidarité militante et agissante à l’endroit des combattants, femmes et hommes, de ce peuple merveilleux de la Palestine parce que nous savons qu’il n’y a pas de souffrance sans fin.

Monsieur, le Président,

Analysant la situation qui prévaut en Afrique sur les plans économique et politique, nous ne pouvons pas ne pas souligner les graves préoccupations qui sont les nôtres, face aux dangereux défis lancés aux droits des peuples par certaines nations qui, sûres de leurs alliances, bafouent ouvertement la morale internationale.

Certes, nous avons le droit de nous réjouir de la décision de retrait des troupes étrangères au Tchad, afin que le Tchadiens entre eux, sans intermédiaire, cherchent les moyens de mettre fin à cette guerre fratricide, et donner enfin à ce peuple qui n’en finit pas de pleurer depuis de nombreux hivernages, les moyens de sécher ses larmes. Mais, malgré les progrès enregistrés çà et là par les peuples africains dans leur lutte pour l’émancipation économique, notre continent continue de refléter la réalité essentielle des contradictions entre les grandes puissances, de charrier les insupportables apories du monde contemporain.

C’est pourquoi nous tenons pour inadmissible et condamnons sans recours, le sort fait au peuple du Sahara Occidental par le Royaume du Maroc qui se livre à des méthodes dilatoires pour retarder l’échéance qui, de toute façon, lui sera imposée par la volonté du peuple sahraoui. Pour avoir visité personnellement les régions libérées par le peuple sahraoui, j’ai acquis la confirmation que plus rien désormais ne saurait entraver sa marche vers la libération totale de son pays, sous la conduite et éclairée du Front Polisario.

Monsieur le Président,

Je ne voudrais pas trop m’étendre sur la question de Mayotte et des îles de l’Archipel malgache. Lorsque les choses sont claires, lorsque les principes sont évidents, point n’est besoin d’élaborer. Mayotte appartient aux Comores. Les îles de l’archipel sont malgaches.

En Amérique Latine, nous saluons l’initiative du Groupe de Contadora, qui constitue une étape positive dans la recherche d’une solution juste à la situation explosive qui y prévaut. Le commandant Daniel Ortega, au nom du peuple révolutionnaire du Nicaragua a fait ici des propositions concrètes et posé des questions de fond à qui de droit. Nous attendons de voir la paix s’installer dans son pays et en Amérique Centrale, le 15 octobre prochain et après le 15 octobre et nous prenons à témoin l’opinion publique mondiale.

De même que nous avons condamné l’agression étrangère de l’île de Grenade, de même nous fustigeons toutes les interventions étrangères. C’est ainsi que nous ne pouvons pas nous taire face à l’intervention militaire en Afghanistan.

Il est cependant un point, mais dont la gravité exige de chacun de nous une explication franche et décisive. Cette question, vous vous en doutez, ne peut qu’être celle de l’Afrique du Sud. L’incroyable insolence de ce pays à l’égard de toutes les nations du monde, même vis-à-vis de celles qui soutiennent le terrorisme qu’il érige en système pour liquider physiquement la majorité noire de ce pays, le mépris qu’il adopte à l’égard de toutes nos résolutions, constituent l’une des préoccupations les plus oppressantes du monde contemporain.

Mais le plus tragique, n’est pas que l’Afrique du Sud se soit elle-même mise au banc de la communauté internationale à cause de l’abjection des lois de l’apartheid, encore moins qu’elle continue de maintenir illégalement la Namibie sous la botte colonialiste et raciste, ou de soumettre impunément ses voisins aux lois du banditisme. Non, le plus abject, le plus humiliant pour la conscience humaine, c’est qu’elle soit parvenue à "banaliser" le malheur de millions d’êtres humains qui n’ont pour se défendre que leur poitrine et l’héroïsme de leurs mains nues. Sûre de la complicité des grandes puissances et de l’engagement actif de certaines d’entre elles à ses côtés, ainsi que de la criminelle collaboration de quelques tristes dirigeants de pays africains, la minorité blanche ne se gêne pas pour ridiculiser les états d’âme de tous les peuples, qui, partout à travers le monde, trouvent intolérable la sauvagerie des méthodes en usage dans ce pays.

Il fut un temps où les brigades internationales se constituaient pour aller défendre l’honneur des nations agressées dans leur dignité. Aujourd’hui, malgré la purulence des plaies que nous portons tous à nos flancs, nous allons voter des résolutions dont les seules vertus, nous dira-t-on, seraient de conduire à résipiscence une Nation de corsaires qui "détruit le sourire comme le grêle due le fleurs".

Monsieur le Président,

Nous allons bientôt fêter le cent cinquantième anniversaire de l’émancipation des esclaves de l’Empire britannique. Ma délégation souscrit à la proposition des pays d’Antigua et de la Barbade de commémorer avec éclat cet événement qui revêt, pour les pays africains et le monde noir, une signification d’une très grande importance. Pour nous, tout ce qui pourra être fait, dit ou organisé à travers le monde au cours des cérémonies commémoratives devra mettre l’accent sur le terrible écot payé par l’Afrique et le monde noir, au développement de la civilisation humaine. Ecot payé sans retour et qui explique, sans aucun doute, les raisons de la tragédie d’aujourd’hui sur notre continent.

C’est notre sang qui a nourri l’essor du capitalisme, rendu possible notre dépendance présente et consolidé notre sous-développement. On ne peut plus escamoter la vérité, trafiquer les chiffres. Pour chaque Nègre parvenu dans les plantations, cinq au moins connurent la mort ou la mutilation. Et j’omets à dessein, la désorganisation du continent et les séquelles qui s’en sont suivies.

Monsieur le Président,

Si la terre entière, grâce à vous, avec l’aide du Secrétaire Général, parvient à l’occasion de cet anniversaire à se convaincre de cette vérité-là, elle comprendra pourquoi, avec toute la tension de notre être, nous voulons la paix entre les nations, pourquoi nous exigeons et réclamons notre droit au développement dans l’égalité absolue, par une organisation et une répartition des ressources humaines.

C’est parce que de toutes les races humaines, nous appartenons à celles qui ont le plus souffert, que nous nous sommes jurés, nous burkinabè, de ne plus jamais accepter sur la moindre parcelle de cette terre, le moindre déni de justice. C’est le souvenir de la souffrance qui nous place aux côtés de l’OLP contre les bandes armées d’Israël. C’est le souvenir de cette souffrance qui, d’une part, nous fait soutenir l’ANC et la SWAPO, et d’autre part, nous rend intolérable la présence en Afrique du Sud des hommes qui se disent blancs et qui brûlent le monde à ce titre. C’est enfin ce même souvenir qui nous fait placer l’Organisation des Nations Unies toute notre foi dans un devoir commun, dans un tâche commune pour un espoir commun.

Nous réclamons :

- Que s’intensifie à travers le monde la campagne pour la libération de Nelson Mandela et sa présence effective à la prochaine Assemblée générale de l’ONU comme une victoire de fierté collective.

- Que soit créé en souvenir de nos souffrances et au titre de pardon collectif un Prix international de l’Humanité réconciliée, décerné à tous ceux qui par leur recherche auraient contribué à la défense des droits de l’homme.

- Que touts les budgets de recherches spatiales soient amputés de 1/10000e et consacrés à des recherches dans le domaine de la santé et visant à la reconstitution de l’environnement humain perturbé par tous ces feux d’artifices nuisibles à l’écosystème

Nous proposons également que les structures des Nations Unies soient repensées et que soit mis fin à ce scandale que constitue le droit de veto. Bien sûr, les effets pervers de son usage abusif sont atténués par la vigilance de certains de ses détenteurs. Cependant, rien ne justifie ce droit : ni la taille des pays qui le détiennent ni les richesses de ces derniers.

Si l’argument développé pour justifier une telle iniquité est le prix payé au cours de la guerre mondiale, que ces nations, qui se sont arrogé ces droits, sachent que nous aussi nous avons chacun un oncle ou un père qui, à l’instar de milliers d’autres innocents arrachés au Tiers Monde pour défendre les droits bafoués par les hordes hitlériennes, porte lui aussi dans sa chair les meurtrissures des balles nazies. Que cesse donc l’arrogance des grands qui ne perdent aucune occasion pour remettre en cause le droit des peuples. L’absence de l’Afrique du Club de ceux qui détiennent le droit de veto est une injustice qui doit cesser.

Enfin ma délégation n’aurait pas accompli tous ses devoirs si elle n’exigeait pas la suspension d’Israël et le dégagement pur et simple de l’Afrique du Sud de notre organisation. Lorsque, à la faveur du temps, ces pays auront opéré la mutation qui les introduira dans la Communauté internationale, chacun de nous nous, et mon pays en tête, devra les accueillir avec bonté, guider leur premier pas.

Nous tenons à réaffirmer notre confiance en l’Organisation des Nations Unies. Nous lui sommes redevables du travail fourni par ses agences au Burkina Faso et de la présence de ces dernières à nos côtés dans les durs moments que nous t traversons.

Nous sommes reconnaissants aux membres du Conseil de Sécurité de nous avoir permis de présider deux fois cette année les travaux du Conseil. Souhaitons seulement voir le Conseil admettre et appliquer le principe de la lutte contre l’extermination de 30 millions d’êtres humains chaque année, par l’arme de la faim qui, de nos jours, fait plus de ravages que l’arme nucléaire.

Cette confiance et cette foi en l’Organisation me fait obligation de remercier le Secrétaire général, M. Xavier Pérez de Cuellar, de la visite tant appréciée qu’il nous a faite pour constater, sur le terrain, les dures réalités de notre existence et se donner une image fidèle de l’aridité du Sahel et la tragédie du désert conquérant.

Je ne saurai terminer sans rendre hommage aux éminentes qualités de notre Président (Paul Lusaka de Zambie) qui saura, avec la clairvoyance que nous lui connaissons, diriger les travaux de cette Trente-neuvième session.

Monsieur le Président,

J’ai parcouru des milliers de kilomètres. Je suis venu pour demander à chacun de vous que nous puissions mettre ensemble nos efforts pour que cesse la morgue des gens qui n’ont pas raison, pour que s’efface le triste spectacle des enfants mourant de faim, pour que disparaisse l’ignorance, pour que triomphe la rébellion légitime des peuples, pour que se taise le bruit des armes et qu’enfin, avec une seule et même volonté, luttant pour la survie de l’Humanité, nous parvenions à chanter en chœur avec le grand poète Novalis :

"Bientôt les astres reviendront visiter la terre d’où ils se sont éloignés pendant nos temps obscurs ; le soleil déposera son spectre sévère, redeviendra étoile parmi les étoiles, toutes les races du monde se rassembleront à nouveau, après une longue séparation, les vieilles familles orphelines se retrouveront et chaque jour verra de nouvelles retrouvailles, de nouveaux embrassement ; alors les habitants du temps jadis reviendront vers la terre, en chaque tombe se réveillera la cendre éteinte, partout brûleront à nouveau les flammes de la vie, le vieilles demeures seront rebâties, les temps anciens se renouvelleront et l’histoire sera le rêve d’un présent à l’étendue infinie".

La Patrie ou la mort, nous vaincrons !

Je vous remercie.

Thomas SANKARA - discours à la 39e Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, 4 octobre 1984."

April 16

Blagues geek

C'est l'histoire d'un administrateur système qui modifie une variable d'environnement, et PATH le chemin.

Pourquoi les geeks confondent Haloween et Noël ? Parce que 31 OCT = 25 DEC

Ta mère est tellement grosse qu'elle ne rentre même pas dans malloc()

Il y a 10 sortes de personnes. Celles qui savent compter en binaire, et celles qui ne savent pas ...

if (vaisselle sale) { action = 'appeler Domino's';} else { action = 'retourner devant le pc'}

Trois utilisateurs : un de Windows, un de Mac, un de Linux.
Le premier dit : " Aaargh, non, un bug"
Le deuxième : "Cool, pas de bug"
Le troisième : "Cool, un bug"

Quelle est al différence entre une pomme et une fenêtre ? Aucune...

Acrobat c'est de l'Adobe.

What did /home/user/DARTHVADER say to /home/user/DARTHVADER/LUKESKYWALKER ?
I AM YOUR PARENT FOLDER.

- Combien faut-il de programmeurs chez Microsoft pour écrire correctement une application ?
- Plus.

D'abord Dieu créa Windows, mais il vit que cela n'était pas bien, car avec plein de bug.
Puis Dieu créa linux. Il vit que cela était vraiment très bien, mais un peu trop compliqué.
Enfin Dieu créa mac OS. Il vit que cela était trop parfait, et pour rétablir l'équilibre, il créa les utilisateurs de Mac.

Ce sont 2 Geeks à une LAN.
L'un dit à l'autre : "Hé, tu trouves pas qu'il fait chaud ici ?"
L'autre crie "Haaaaaaaaaaa ! un geek qui parle"

Un anthropologue à  son fils : "tiens-toi droit, ça rend intelligent !"

Le 7 Juillet 2007, les utilisateurs de Linux ont eût tous les droits.

Pour les geeks, le développement durable se résume à setenv/unsetenv.

Accroche-toi au terminal, j'enlève le shell.
Décidément, les geeks ont vraiment une case en moins.
- Mais non, c'est juste qu'ils commencent à compter à 0, et pas à 1.

Enfin, que veux dire GNU ? Ca veur dire "GNU is Not Unix"...
April 02

Renaud - la médaille

Un pigeon s'est posé
Sur l'épaule galonnée
Du Maréchal de France
Et il a décoré
La statue dressée
D'une gastrique offense
Maréchaux assassins
Sur vos bustes d'airain
Vos poitrines superbes
Vos médailles ne sont
Que fientes de pigeons
De la merde

Un enfant est venu
Aux pieds de la statue
Du Maréchal de France
Une envie naturelle
L'a fait pisser contre elle
Mais en toute innocence
Maréchaux assassins
Le môme mine de rien
A jolimenent vengé
Les enfants et les mères
Que dans vos sales guerres
Vous avez massacrés

Un clodo s'est couché
Une nuit juste aux pieds
Du Maréchal de France
Ivre mort au matin
Il a vomi son vin
Dans une gerbe immense
Méréchaux assassins
Vous ne méritez rien
De mieux pour vos méfaits
Que cet hommage immonde
Pour tout le sang du monde
Par vos sabres versé

Un couple d'amoureux
S'embrasse sous les yeux
Du Maréchal de France
Muet comme un vieux bonze
Il restera de bronze
Raide comme une lance
Maréchaux assassins
L'amour ne vous dit rien
A part bien sûr celui
De la Patrie hélas
Cette idée dégueulasse
Qu'à mon tour je conchie
March 15

La rue kétanou - y'a des cigales dans la fourmillière

C'est pas nous qui sommes à la rue, c'est la rue kétanou ... les cigales sont des moutons noirs qui disent non, se battent pour vivre comme ils l'entendent, et préfèrent chanter que travailler à l'usine. Les fourmis sont peut-être des insectes sociaux, mais qu'y a-t-il de plus con qu'une fourmi ?
Bref :
 
Eh bourgeois ! Entends-tu
Passer dans ta rue
Une parade d'espérance ?
Et qui chante et qui danse
Et vogue, vogue la galère
Le cap sur la bohème
Et voguent, voguent nos chimères
Le cap sur leurs fredaines

Y a des cigales dans la fourmilière
Et vous n'pouvez rien y faire
Y a des cigales dans la fourmilière
Et c'est pour ça que j'espère

Eh bourgeois ! Entends-tu
Passer dans ta rue
Une parade de scandale ?
C'est les enfants d'la balle
Et ça jongle et ça crache le feu
Et ça fait boum boum dans les oreilles
A vot' bon cœur mesdames et messieurs
A vot' bon cœur ou pas, c'est pareil

Eh bourgeois ! Entends-tu
Passer dans ta rue
Une parade de fortune ?
C'est les oiseaux sans plume
Et qui s'acharnent tant bien que mal
A vivre comme ils respirent
Quitte à crever la dalle
Ils ont tant de choses à dire

Eh bourgeois ! Entends-tu
Passer dans ta rue
Une parade de ville en ville ?
C'est le théâtre du Fil
Et qui joue dans toutes les langues
Pour mieux parler de l'amour
Pendant que le monde se demande
Si demain il fera jour
 
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